Traditionnel bilan de l’année et crise identitaire

Non pas moi, je vais très bien, merci.
C’est Smootheries&Co qui fait sa crise d’identité. Le blog, quoi.
Si j’ai de moins en moins écrit ces derniers temps, il y avait une raison, toute bête, mais d’importance : je ne sais plus très bien pourquoi j’écris. Vous me direz, je ne le savais déjà pas bien en août, quand j’ai écrit mon premier post, Mac à tout prix (depuis, si vous avez raté des épisodes, Macou et moi coulons des jours heureux. Macou c’est son petit nom original, oui). Mais après une flopée d’articles, si ce n’est bons, du moins inspirés cet été, l’automne est arrivé et avec lui, le doute et les incertitudes.
A l’origine, ce blog devait s’appeler Melle Hodgkin, ou quelque chose du genre (je crois que ce nom est déjà pris, mais j’aurais fait un effort de réflexion). Il devait parler de la maladie, me permettre d’exorciser, peut-être permettre à d’autres personnes de venir partager leur quotidien pas toujours facile. Sauf que je n’ai pas eu la force et que je n’ai jamais abordé ce sujet. Je me suis dit que j’allais parler de tout et de rien, plutôt , et oublier cet épisode. Mais parler à qui, au nom de quoi, pourquoi ? Sur le moment, ça ne m’a pas perturbée plus que ça. Mais ensuite, je me suis demandé avant chaque article de quoi j’allais parler, et pourquoi, et à qui, ce qui a souvent eu pour conséquence l’extinction de l’ordinateur, la session blog étant remplacée par un bon film.
Et me voilà aujourd’hui en train d’écrire un post sur mon blog, dans lequel je m’interroge sur le bien-fondé même du blog. A mon avis, on a déjà un bon nombre de thèses sur le sujet. Tiens rien qu’en cherchant « sociologie des blogs » sur Google, voici un petit article que je vais m’empresser de lire : Les blogs « extimes » : analyse sociologique de l’interactivité des blogs. 
C’est peut-être aussi parce qu’on a cette tendance à vouloir tout classer. Et notamment les blogs (cf le palmarès 2010 des blogs féminins sélectionnés par Elle – au passage ce magazine commence à me sortir par les yeux, après 1 an d’abonnement, je me dis que c’est probablement le truc le plus attendu, conformiste et plat qui soit. Et que quitte à lire des magazines débiles, parce quand même c’est rigolo, je préfère ceux qui ne se targuent pas d’être vaguement au-dessus de la masse et qui ne conseillent pas des fringues et produits de beauté qui coûtent une blinde, je ferme la parenthèse et vais racheter Glamour, au moins c’est ouvertement gnangnan). Donc il y a le blog de cuisine, le blog de mode, le blog de beauté, le blog de littérature (qui peut éventuellement parler un peu théâtre, soyons fous), le blog de BD, le blog des filles journalistes qui parlent un peu de tout et rien, mais c’est leur métier quand même, le blog Sex and Love, comme ils disent chez Elle… Il faut rentrer dans les petites cases, quoi.
Or, je n’ai pas un doctorat de Lettres modernes, je ne suis pas journaliste, j’aime bien la cuisine, mais soyons clairs, je travaille jusqu’à 19h-20h tous les jours et je mange assez régulièrement du jambon avec des haricots verts natures ; j’ai fait un cheesecake à Noël pour la première fois de ma vie, avant ça ma réalisation sucrée la plus élaborée était le gâteau au yaourt, j’adore les produits de beauté et le maquillage, mais je ne vous ferai pas une vidéo ni un banc d’essai des dix meilleurs fonds de teint du monde (le mien, c’est Haute Tenue de Clarins, je n’en connais pas d’autre, vous savez tout) et pour parler de sa vie amoureuse sur un blog, il vaut mieux être célibataire, non ?
Voilà, c’est pour ça que j’ai moins écrit. Mais finalement, la seule raison d’être ce blog, c’est que ça m’amusait d’écrire, donc en 2011, je vais essayer d’oublier mes soucis de légitimité et de continuer de raconter ce qui me passe par la tête, à un rythme plus ou moins régulier (fin décembre, c’est plutôt régulier, parce que les vacances de Noël au bureau, c’est un peu comme le mois d’août, on est seul au monde et il ne se passe rien). 
Pour finir sur un sujet qui n’a rien à voir, puisqu’on a décidé que ce blog était libre de tout carcan et que je faisais ce que je voulais, conseil chaussures aux filles. Si vous aussi vous avez déjà donné vos escarpins à une amie/sœur/mère qui fait une pointure de plus parce qu’après les avoir portés quelques fois, comme toute paire de chaussures, ils se sont détendus (parenthèse explicative : l’escarpin n’est tenu par RIEN au pied, pas de bride, pas de nœud, que dalle. S’il se détend, on le perd (c’est un peu comme la chaussure de Cendrillon, on se demande comment elle tient, ben en fait, elle tient pas). Donc si ça vous est arrivé, vous vous êtes peut-être dit que vous alliez acheter la prochaine paire une pointure trop petite, comme ça, quand ils se détendent, ils restent parfaits. Mauvais calcul (du moins sur le court terme). L’escarpin trop petit tue le pied. Et j’ai acheté deux paires. Y a plus qu’à les détendre.
décembre 31, 2010

  • Parfois ce n'est pas la vilaine soeur qui récupère l'escarpin trop grand de Cendrillon. True Story.

    M.A qui vient de perdre deux paires d'escarpins pour cause de mauvaise idée smoothante.

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