Pas de doute, l’automne est là

Preuves à l’appui :
1) Au réveil, j’avais ma sale tête de l’automne (j’aimerais être illustratrice pour vous faire un beau dessin de sale gueule du matin, plutôt que de devoir l’exprimer) : celle des matins où j’ai les yeux gonflés et rouges, faute de sommeil et parce qu’il fait froid et humide dans la chambre, où je suis toute pâlotte (ça c’est aussi parce que Lufthansa a perdu ma trousse à maquillage et que j’ai été trop radine pour racheter une poudre de soleil, mais je pense que je vais investir dès aujourd’hui), où mes cheveux ont une volonté indépendante et contraire à la mienne (j’ai fini avec un serre-tête et croyez-moi, ce n’est pas pour la fashion-attitude) et où le fond de teint ne fait qu’aggraver les choses parce qu’il donne l’impression que tu n’as plus de traits de visage, mais qu’en dessous, ton visage est vilain quand même. La sale tête de l’automne, quoi. Enfin, je dis au réveil, mais c’est juste parce que je ne suis plus devant un miroir.
2) Hier, j’ai couru avec un imperméable et les doigts blancs et bleus (naaaan, pas à ce point quand même, là c’est un cas extrême de syndrome de Raynaud, moi c’est pas autant). Soit dit en passant, je vais sûrement devoir choisir entre Odysséa et les médicaments pour le ventre (ceux qui me rendent neurasthénique) : j’ai autant d’énergie qu’une moule, j’ai traîné mon corps sur 6 km hier avant d’aller m’écrouler pour le reste de la soirée.
3) Aujourd’hui, j’ai remis ma grosse écharpe d’hiver (celle que j’ai tricotée pendant des heures l’hiver dernier pour reproduire le modèle à 100€ de chez Maje).
4) Mon co-bureau m’a dit « On voit que c’est l’automne, tout le monde a une sale gueule aujourd’hui, non ? » (il a poliment précisé que pour ma part, j’avais quand même un peu meilleure mine que la semaine dernière, je ne savais pas trop comment le prendre, alors j’ai juste dit « Allez, on va enlever la clim du bureau »).
5) J’ai commencé une cure de Spiruline. 
6) Ce matin, je me suis levée 10 minutes trop tard, non parce que je n’arrivais pas à me réveiller, mais parce qu’il faisait froid hors du lit.
7) Chez le généraliste, la salle d’attente est toujours comble, les gens se regardent en chiens de faïence, se crachent leurs microbes dessus et ressortent tous avec le diagnostic « angine » « rhinopharyngite » « sinusite ». (Sauf C&T, qui échappe rarement à la gastro-entérite, le pauvre). 
8) J’ai très envie de faire du shopping (réflexe primitif de froid = acheter pulls et bottines).
9) J’ai perdu mes Tropéziennes (ce sont des tongs, les mecs) depuis trois semaines, et je n’ai pas eu besoin de les chercher.
septembre 27, 2010

  • 10) le cheveu mousseux, l'ongle cassant, la lèvre en friche, et le nez en miettes

    11) l'odeur de chien mouillé que tu sens dans le bus le matin, en reniflant avec un petit air dédaigneux ton voisin, avant de réaliser que même sans chien, c'est l'odeur de ton pull qui t'incommode

    12) tes lessives qui refusent de sécher(cf ci-dessus pour les conséquences dommageables)

    13) les commentaires désobligeants qui te font regretter de t'être levée, qui vont de "aïe tu es fatiguée toi", en passant par "oui ça se voit que tu n'es pas partie en vacances" (en fait si mais c'est pas grave), pour finir sur "oula les photomatons ne sont pas indulgents hein?" (cf les services administratifs des diverses inscriptions auxquels tu dois filer tes photos "aux normes" à chaque rentrée)

    M.A qui use ses souliers d'impatience à l'idée de voir arriver l'hiver

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