Je suis un steak

je suis un steak

Ou comment je me suis transformée en bout de viande ambulant.

J’allais chez le médecin, tout simplement. Il faisait beau, je marchais d’un bon pas parce que j’étais à la bourre, comme d’habitude (plus exactement, je suis toujours à l’heure, mais toujours pressée).
Tout à coup j’entends, sur ma gauche, un « Hmmm » enthousiaste. Machinalement, je cherche des yeux la boulangerie, le restaurant, l’endroit où l’on vend de la bonne bouffe odorante et donnant faim parce qu’il est 13h12, qui a fait s’exclamer ainsi la personne qui vient de me croiser.

Pressing, Coiffeur, Centre d’intérim… non, je ne vois pas. Légèrement intriguée par ce monsieur qui kiffe tout seul sur des restos imaginaires, je me retourne, le Monsieur en question est en train de se dévisser la tête (cette scène se passe en quelques dixièmes de secondes, mais j’ai eu le temps de le dépasser, puisqu’il marchait dans le sens inverse).

Ah ouais, ok.
Alors le « psst psst » type j’appelle mon chien, les clins d’œil bien appuyés, le mythique « Eh Mademoiselle », je ne dirais pas « passe encore », mais bon, on connaît, on s’habitue tristement à la lourdeur de certains énergumènes.

Mais quand j’ai compris que ce son que le commun des mortels réserve normalement à un bon hamburger double cheese avec supplément bacon s’adressait en fait à moi, j’en suis restée sans voix.
48h plus tard, tout ce que je trouve encore à dire est « Beurk ».
je suis un steak

Photo censurée par les autorités de Montréal car elle était considérée comme sexiste.

septembre 7, 2011

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