Trois semaines de BodyDétox

A l’origine, je ne suis pas une adepte de la « détox », et c’est peu de le dire.

La raison principale pour laquelle la détox n’est pas (du tout) ma tasse de thé, c’est que trop souvent, on utilise ce terme pour désigner ou vendre un régime amincissant déguisé. La détox ne devient alors ni plus ni moins qu’une injonction à perdre du poids, sous couvert de manger « healthy » et de « se faire du bien ». Je l’ai déjà dit ailleurs, je pense que cette mode du « selfcare » et du « manger sain » peut très facilement être une nouvelle forme de dictature (dont les femmes sont à 95% les victimes). Alors que si vous voulez mon avis, un verre de vin et une pizza (plutôt vegan pour moi), c’est aussi une forme de selfcare (on peut prendre soin de soi avec des toxines).

La détox en première page des magazines pendant tout le mois de janvier est un fabuleux exemple du genre, et je pense que, de plus en plus, le « régime pré-maillot de bain » des éditions estivales de ces mêmes magazines va devenir « la petite détox avant les vacances ». Ce n’est pas pour avoir le ventre plat, non non, c’est pour être en pleine forme avant les vacances. Bref, on te met au régime et on t’explique que c’est pour ton bien. Au passage, si tu peux acheter un cure de jus à 300 euros et une crème minceur à 50 euros, c’est tout bénéf’ (pour tout le monde sauf celle qui se ruine en détox, s’affame en permanence et continue de penser qu’elle ne vaut rien si elle a un bourrelet sur le ventre et envie de manger un burger).

DONC j’ai fait une détox. Mais pourquoi alors ?

Depuis le mois de février, je me sentais simplement au bout du rouleau. Vraiment tout au bout, vous voyez. Je me levais le matin, et je rêvais d’aller me recoucher. Je me traînais à chaque cours, je m’occupais laborieusement de ma fille, je me sentais frôler le burn-out en permanence. La moindre petite soirée avec un verre de trop me laissait sur le carreau pour 3 jours, et j’attrapais évidemment chaque miasme qui passait (et quand tu as une enfant de 4 ans + 2 à 3h de métro quotidien, ça fait beaucoup de miasmes et un hiver continuellement malade, en fait). J’avais le sentiment qu’il fallait changer quelque chose pour aller mieux, mais j’étais si vidée, si fatiguée, que pour la première fois depuis des années, je me sentais incapable de me prendre en main toute seule.

J’ai choisi la BodyDétox de Chloé l’Anchois, parce que Mélanie me l’avait conseillée et m’avait assuré, pour avoir déjà suivi la version automnale, qu’elle n’avait pas eu faim, qu’elle s’était sentie reboostée ensuite et que c’était très « vegan-friendly ».

bodydetox vegan

Sur Instagram, vous m’avez posé pas mal de questions sur ce programme, et j’ai promis d’y répondre ici, alors, c’est parti.

  • Pourquoi choisir de suivre un programme « Détox », et pas simplement manger plus sain et retrouver un rythme de vie plus « healthy » et équilibré ?

C’est souvent ce que je conseille ou (m’applique à moi-même) avant de se jeter sur la première cure détox qui passe. En particulier quand cette détox n’est qu’une manière de se donner bonne conscience après un weekend ou une période « d’excès » (alimentaires ou alcooliques). Retourner à une alimentation équilibrée après une période de folie permet en général au corps de retrouver son équilibre, sans passer par la case « jus verts à gogo ». La Détox après les Excès, c’est le « Régime Yoyo » des années 90 en fait. Donc c’est non pour moi (notamment parce que je ne fais pas de régime, j’aime bien manger ce que je veux, quand je veux, et sentir ce qui me convient).

Mais ce coup-ci, ça ne fonctionnait pas pour moi. Mon alimentation « de base » est déjà quelque chose qui pourrait sembler (au choix) draconien ou très équilibré à beaucoup de personnes : je suis (la plupart du temps) végétalienne, je vais dans des fast-foods (vegan) une fois par mois grand maximum – principalement parce que les fast-foods vegan ferment à 15h et que je travaille tous les midis, je mange 80% de mes repas chez moi, et jamais de plats cuisinés. J’étais malgré tout fatiguée, épuisée, vidée, même après des nuits de 8h.

J’avais essayé, une fois ou deux au cours de l’hiver, de « faire attention » : limiter les soirées trop arrosées (boire 2 verres de vin au lieu de 3, ou ne sortir qu’un soir dans la semaine), résister au sucre en évitant les desserts ou les viennoiseries, dire non au plateau de fromage (non vegan) qui devenait un peu trop régulier… mais plus j’étais fatiguée et plus je m’accordais ces écarts (« écarts » dans le sens où ce n’est pas vegan et dévie donc de mon choix de régime alimentaire) alors même que je savais qu’ils étaient tous dans la catégorie d’aliments qui clairement ne jouent pas en faveur d’une énergie débordante (le trio magique sucre / alcool / laitages). Accessoirement, j’en avais ma claque des légumes d’hiver alors les légumes se faisaient de plus en plus rare dans mon assiette.

detox petit dejeuner

Un peu comme on sait qu’on peut tout à fait décider de faire 1h de yoga par jour au quotidien, mais que c’est quand même plus simple quand on s’accorde de partir en retraite de yoga pour 5 jours, le cadre d’un programme « Détox » ne me laissait plus de place pour négocier avec moi-même, pour hésiter sur le meilleur choix à faire, pour tergiverser. Il m’offrait la structure dont j’avais besoin pour sortir un peu la tête de l’eau, quoi.

  • Ca consiste en quoi ? Quel est le principe ? Quel est le produit ou la fréquence ? 

Alors le principe, en réalité, est de manger (pour de vrai), sain, pendant 3 semaines. C’est un programme de 21 jours et ce qu’on achète, ce sont donc plusieurs PDF (et aussi un accès à un groupe Facebook, mais je ne l’ai pas utilisé), avec un menu (matin/midi/soir) pour chacun des 21 jours, la liste de courses et les recettes qui vont avec.

Il ne s’agit donc pas d’une cure de jus, d’une mono-diète, d’un jeûne, d’une cure d’un complément quelconque, mais d’un programme alimentaire.

Chaque semaine a un thème bien précis (par exemple, la première semaine avait pour but de faciliter le travail des émonctoires, donc travail sur le foie, la vessie, etc. tandis que la deuxième semaine intitulée « Balance » visait à rétablir l’équilibre acido-basique), et les aliments favorisés cette semaine-là, ainsi que les recettes proposées pour les utiliser, sont sélectionnés pour ces propriétés (beaucoup de radis noir sous différentes formes la première semaine, beaucoup de carottes la troisième semaine…).

Le concept est de réaliser un « nettoyage profond », comme un « reset » du corps (j’avais fait mon propre programme l’année dernière et l’avais d’ailleurs appelé un « Reset » car je préfère ce terme au mot « Détox », pour les raisons précitées).

Dans les faits, les menus sont végétariens (il y a des oeufs, mais on peut les remplacer), sans gluten, à indice glycémique bas, avec une teneur assez élevée en protéines (végétales ou oeufs) et beaucoup (vraiment beaucoup) de fruits et de légumes. Moi qui pensais en consommer beaucoup, j’ai vite réalisé que j’étais une petite joueuse. Je pensais aussi consommer suffisamment de protéines, mais là encore, j’ai constaté des différences assez dingues en augmentant la dose.

  • Est-ce qu’il faut prendre des compléments alimentaires ? 

Chloé étant formée en phytothérapie et aromathérapie (et je crois qu’elle est actuellement en formation de naturopathie), elle ajoute pour chaque semaine une proposition de tisane et de complément à prendre. Si on les prend, ça booste les effets de la détox, évidemment.

  • Les repas sont-ils simples à préparer ? Les ingrédients sont-ils « classiques » ? 

Les recettes ne sont pas compliquées, mais si, comme moi, vous êtes habitué.e à faire du « batch cooking », c’est à dire faire cuire une céréale, quelques légumes, une ou deux protéines en début de semaine, puis composer ensuite des repas avec toute la semaine en moins de 10 minutes, vous allez avoir un petit choc, parce qu’il faut cuisiner plus que ça. On doit cuisiner chacun de nos trois repas de la journée (j’ai entraîné Cher&Tendre dans ma Détox, et je devais donc doubler les doses, voire tripler pour ma fille – ou lui faire un truc différent si je pensais qu’il était exclu qu’elle avale ce carpaccio de radis noir), et chacun des repas revient deux fois dans les menus de la semaine. Ca veut dire 10 recettes différentes à cuisiner pour la semaine. Malgré des recettes (très) simples, ça prend du temps.

(Repas Post Detox)

La majorité des ingrédients est vraiment classique : des légumes (de saison, donc pour cette version Printemps, céleri rave, asperges, carottes, chou rouge, betteraves, patate douce, pommes, poires, chou kale…), des épices et condiments simples, des céréales sans gluten (sarrasin, riz basmati, quinoa…), du tofu (on en trouve en grande surface même s’il est vraiment mauvais et que je vous conseille d’en prendre en magasin bio). Il y a quelques ingrédients qu’on ne trouve qu’en magasin bio ou sur internet, comme l’huile de coco, les graines de chia ou le sucre de coco, mais il suffit d’en acheter une fois en début de programme et c’est bon. Le tempeh peut être plus pénible à trouver (personnellement les magasins bio autour de chez moi sont souvent en rupture et j’habite au centre de Paris), et j’ai galéré à trouver l’une des tisanes (mais c’est parce que tout le monde boit du Pissenlit au printemps il faut croire).

  • Combien de temps et d’argent ? 

Le prix du programme en lui-même varie ! Il y a un prix fixe qui est autour de 150 euros, il était en promo à 100 quand je l’ai acheté (car c’était l’offre de lancement de cette version), et je sais qu’il est moins cher pour les personnes qui ont déjà acheté un programme par le passé (car c’est une cure saisonnière et il existe une version pour chaque saison, avec des menus et ingrédients très différents).

Niveau temps, il y a donc 21 jours de cure et j’y ai consacré pas mal de temps au quotidien : environ 1h à 1h30 aux fourneaux (et aussi à préparer des lunchbox et ranger la cuisine après mon passage) chaque jour, plus des courses deux à trois fois par semaine. Si on a une voiture on peut certainement réduire la fréquence des courses, mais personnellement je ne pouvais pas tout porter en une seule fois. Si on a quelqu’un qui cuisine à la maison, on peut aussi répartir la charge de préparation des repas, mais clairement ce n’était pas le deal chez nous. J’ai pesé mes sacs de course en rentrant un jour, et il y avait 15 kilos (rappel : j’avais multiplié par trois les recettes, donc j’avais quelques 3 kilos de carottes, 4 céleris rave, 2 kilos de pommes et 800 grammes de tofu dans mon panier…).

  • Est-ce que c’est dur ? 

La question piège !!!

Ce n’est pas dur dans le sens où je ne me sentais pas faible (ce qui est le cas dans un régime hypocalorique, ou dans une mono-diète, cure de jus, jeûne… que je trouve difficiles – voire impossibles – à mener à bien en même temps que notre vie quotidienne). Là j’étais bien nourrie, je pouvais donner mes cours, faire du yoga, faire du sport, m’occuper de ma fille. C’était une alimentation « détox » saine, équilibrée et rassasiante, et en ce sens, ce n’est pas difficile, donc.

Ce que j’ai trouvé dur était, d’abord, de consacrer autant de temps à la préparation de nos repas. Je pensais cuisiner beaucoup avec mes repas maison et mon batch cooking de 2/3h par semaine mais là, passer 1h par jour au bas mot en cuisine (soit 7h par semaine minimum donc !), c’était la claque. Comme les menus sont fixes (lundi matin, tu manges ceci, mardi midi cela, vendredi soir encore autre chose, sans échanger les repas dans la semaine), tu ne peux pas négocier et choisir le repas facile à préparer le jour où tu es speed. Il y a des jours où j’ai dû cuisiner à 22h30 en rentrant de cours pour préparer les repas du lendemain matin et à ces moments, je me suis dit « c’est dur ».

Il n’y a pas de jus dans le programme, j’ai recommencé à boire des jus betterave/carotte/pomme après

Le fait d’avoir des menus fixes, et non juste une liste « d’interdits » ou « d’aliments à privilégier », est ce qui faisait la force du programme pour moi (je savais que si on me laissait de la marge de manœuvre, je n’allais plus rien suivre, j’avais justement besoin de structure à ce moment), mais ça le rendait aussi difficile. Clairement : zéro repas au restaurant en 21 jours. C’est très différent de mon mode de vie habituel, avec le petit déjeuner au café vegan du quartier du jeudi après le cours du matin, le déjeuner familial au restaurant le samedi midi, le déjeuner express entre deux cours certains autres jours, le joker « on commande à manger » les jours où le quotidien semble trop fatiguant. Ton tupperware est ton ami, et pour certaines soirées, il faut juste renoncer. Pour autant, j’ai juste demandé à déplacer les soirées ou petit déjeuners chez moi ou chez des amis et ça s’est très bien passé, j’ai pu continuer à voir la plupart des gens que je vois habituellement !

C’est aussi 21 jours sans alcool. Pour certaines personnes, c’est dur. Mais j’y reviendrai !

  • Quels sont les effets attendus et ceux que j’ai pu constater ? 

Pour les effets attendus, je vous mets une capture d’écran du site de Chloé.

Selon son site, vous pouvez bénéficier d’une Détox si vous avez les symptômes suivants :

avis sur la bodydetox

Clairement, je cochais pas mal de cases à ce moment-là. On peut être plus ou moins concerné.e par les différents points (par exemple, la partie ligne et minceur m’intéressait peu, même si je savais que j’avais sûrement pris un ou deux kilos ces derniers mois, ce n’était pas au coeur de mes préoccupations, et je ne m’étais pas pesée depuis 2017 – je me suis pesée et même mesurée pour remplir le petit carnet de Suivi de Détox en revanche).

Dès la première semaine, j’ai constaté que j’avais plus d’énergie. Alors avoir de l’énergie, c’est difficilement quantifiable, hein. Mais à titre d’exemple, je n’avais pas mis les pieds dans un cours de yoga en studio depuis le mois de Février (les profs de yoga, c’est comme les cordonniers). J’étais trop fatiguée pour transpirer une heure sur mon tapis : je me contentais de mes trente petites minutes, à mon rythme, chez moi. Le 10ème jour de la Détox, je me suis réveillée en pleine forme et je suis allée prendre un cours de Yoga juste avant de donner le mien (un Flow Mix chez Yuj Yoga Studio, donc un cours où tu sais que tu as besoin d’être en forme !). Depuis, j’ai repris une pratique dynamique, et même sportive, parce que je ne suis plus épuisée.

J’ai laissé derrière moi quelques compulsions alimentaires. J’ai tendance à être routinière et à cuisiner ou commander souvent la même chose, indépendamment de ma faim, en fait. Depuis la BodyDétox, j’ai l’impression d’avoir retrouvé un peu plus de connexion avec cette sensation de faim, et j’adapte mes repas à mes besoins (par exemple, je ne demande pas automatiquement un « Toast Avocat et un Croissant » au petit déjeuner, parce que certains matins, un Açaï Bowl me suffit, en fait (d’autres, il me faut le Toast Avocat + Croissant + Matcha Latte).

J’ai retrouvé l’envie de cuisiner. 7h à 10h par semaine, c’était quand même beaucoup. Mais j’ai gardé un peu le rythme de faire un menu pour la semaine, d’aller faire les courses avec ce menu en main, de cuisiner 2/3 repas d’avance dès que je le peux. Ce qui au final me fait consommer plus varié, plus de légumes. Ce n’est plus vraiment du batch cooking, mais ça me permet de mieux manger.

Repas toujours post-détox

L’alcool. Très vaste sujet, je pourrais y consacrer un article entier, en réalité. C’était le plus difficile, au début. J’adore boire mon verre de vin, il est synonyme pour moi de repos, de lâcher prise, de fin d’une journée intense. En particulier si c’est un bon vin et qu’il y a mes copines pour le déguster avec moi. La dernière fois que je me suis abstenue de tout verre de vin pendant 21 jours, j’étais enceinte (ou allaitante). C’était donc en 2014. Je redoutais pas mal ces 21 jours sans alcool. Et clairement, le jeudi soir, après mon cours de Yin Yoga, qui est traditionnellement suivi d’un petit apéro entre copines e/ou d’un pad thaï vegan, c’était dur de rentrer retrouver mes frites de radis noir avec du tofu mariné (excellente recette, ce tofu mariné, soit dit en passant). J’appréhendais aussi l’énorme soirée organisée annuellement chez moi, avec 80 personnes, qui tombait au tout début de la deuxième semaine de Détox : une soirée de 21h à 4h du matin (du moins j’espérais pouvoir aller me coucher à 4h), à regarder l’alcoolémie ambiante augmenter, avec pour compagnie ta bouteille de Kombucha (et Mélanie qui suivait le programme en même temps que moi mais qui m’a abandonnée vers minuit, parce que sans excitant dans le corps, la plupart d’entre nous va se coucher avant 1h du matin en réalité) (Cher&Tendre a décidé quant à lui de suivre le programme du lundi au vendredi seulement…). Puis, passée cette soirée, passé le deuxième jeudi à sécher le traditionnel apéro « post Yin »… l’envie de me réconforter avec un verre de vin a disparu. Osons le dire : j’étais sevrée. L’envie de boire du vin n’est pas réellement revenue alors que je ne suis plus en Détox depuis 15 jours (j’ai bu, peu, à deux occasions, et c’est tout).

Ce n’était pas mon objectif, mais comme j’ai pesé et mesuré, autant le partager si ça fait partie de vos objectifs à vous (je trouve qu’il y a aussi une forme de diktat de l’acceptation de soi : on a le droit de vouloir prendre ou perdre du poids, comme on a le droit de s’épiler, sans être automatiquement jugée pour « conformisme et non acceptation de ton corps ») : j’ai perdu un peu de poids (3 kilos) (je ne les ai pas repris deux semaines plus tard mais j’aurai sûrement du mal à vous le dire sur le plus long terme car je ne vais probablement plus me peser avant 2021 maintenant) et pas mal de centimètres (4 cm de tour de cuisses par exemple). D’après la balance hyper high tech de Cher&Tendre, j’ai perdu 2 kilos de masse graisseuse sur les 3 kilos perdus donc ce n’est pas « juste de l’eau » (je n’ai jamais trop compris comment fonctionnent ces balances, par contre).

  • Et après la BodyDétox ? 

La BodyDétox, dans la mesure où il s’agit d’une certaine manière d’un programme d’éviction (sucres rapides, alcool, gluten, protéines animales et café très réduit pour les accros – moi je suis passée d’un café par jour à un café par semaine), accorde de manière très limitée les « écarts » (pas de joker alcool ou fast-food, et un repas « off » – genre un resto classique – par semaine) (je n’ai utilisé ce joker que la semaine 3, parce que pour la journée à Disneyland par 4 degrés, je ne le sentais vraiment pas, le tupperware de carottes râpées) (j’avais quand même apporté des fruits secs et du banana bread pour ne pas opter pour les popcorns en guise de collation).

Une fois que le programme est terminé, l’idée est de garder dans notre quotidien cette base d’alimentation (gluten-free, vegé, plein de protéines, plein de légumes, pas de produits transformés ou raffinés) avec pour mot-clé : « base ». Donc plus de notion d’écart, pas d’interdit particulier, on reprend l’alimentation qui nous convient avec l’espoir que ces 21 jours aient eu ce fameux effet « Reset » et que les envies soient plus saines, les compulsions plus réduites et l’alimentation plus en accord avec nos besoins.

Pour ma part, c’est sur cet aspect que le programme est le plus bluffant : son efficacité sur le long terme (enfin le moyen-terme, on est à J+15 seulement). J’ai gardé la base, en rebuvant un peu de vin, en mangeant de la brioche et un croissant, je suis retournée au restaurant et je continue aussi à cuisiner le plus possible. J’ai changé ma manière de faire les courses (je n’achète plus machinalement un paquet de pâtes et un de riz bio, mais j’essaie de changer de céréales chaque semaine, par exemple) et j’ai adapté mes routines, mais l’envie de manger « sain » est restée, et l’attirance pour la junk food réconfortante n’est pas revenue à ce stade.

Pour tout vous dire, j’envisage même de suivre le Programme Eté à mon retour de vacances en juin tellement je suis contente de cette première expérience.

 

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2 thoughts on “Trois semaines de BodyDétox

  1. Merci pour ce retour passionnant et très complet ! J’avais avidement suivi tes aventures sur IG, étant moi-même relativement au bout du rouleau en ce moment. Ce que tu en dis donne très envie de se lancer (enfin pour l’instant l’aspect prix me bloque encore un peu, mais je vais y travailler !)

  2. Merci pour ce retour hyper complet, c’est vraiment intéressant. Par contre, les 7h au fourneau par semaine… autant je veux bien me lever à 6h du mat’ pour faire 1h de yoga, autant passer 1h dans la cuisine en rentrant de cours… jocker…
    Du coup, je suis passée à la planification des repas de la semaine sans faire de batch cooking mais pour préparer des repas un soir sur 2 ou 3 (genre la quiche fait 3 repas…).

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