Qu’est-ce qu’on mange ? #19

Il y a quinze jours, j’ai fait de l’accrobranche de nuit, sur un parcours génialissime privatisé. Il faisait noir, il ne faisait ni trop chaud ni trop froid et on était seuls au monde. C’était en Bretagne, plus exactement ici. Comme on avait fait du char à voile avant et du kayac de mer ensuite, j’ai passé deux jours à avoir mal dès que je levais les bras, mais ça en valait totalement la peine.

Il faut que j’y retourne pour faire le parcours rouge (j’ai pas osé, je n’ai fait que le bleu).

En attendant, retour sur la semaine de manger du 20 mai (je continue inexorablement de prendre du retard, à ce rythme je parlerai de mes repas de juillet vers le mois d’octobre, ce sera parfait).

Lundi, c’était férié. Comme d’habitude lors de ces joyeux jours fériés de mai, il faisait un temps pourri et je travaillais à la maison. J’aime bien travailler de chez moi : je peux manger ce que je veux le midi et préparer mon repas du soir un peu plus tôt qu’à 20h30. Le midi, j’ai fait un tartare de betterave (pour ce dernier, je ne me foule pas, hein, je coupe des cubes de betterave précuite et je mélange des câpres, de la vinaigrette, de la moutarde, des petits oignons et des herbes, je trouve ça trop bon – comment ai-je pu détester la betterave pendant 28 ans ?) et des haricots rouges aux épices cajun et au lait de coco. Puis j’avais encore faim alors j’ai entamé un paquet de chips de kale que j’avais rapporté du Canada. A quand les chips de kale en France ?! J’ai aussi fait un cake citron-pavot, parce que le dernier avait eu un franc succès.

Le soir, j’ai refait cette salade merveilleuse qui fut l’une de mes premières recettes vegan de l’année dernière (eh oui, on arrive doucement à ma première année anniversaire de végétalisme…) : THE salade de gnocchis (roquette, avocat, olives noires, coriandre, concombre, vinaigrette, tomates séchées). Dans la « vraie » version, il y a des vraies tomates, de préférence des tomates ananas, mais elles ne sont pas encore assez bonnes pour le moment (et coûtent 10€ le kilo au marché bio, aussi) (il n’y a pas forcément de roquette non plus).

Les plats les plus moches sont souvent les meilleurs, je le répète.

Les plats les plus moches sont souvent les meilleurs, je le répète.

Mardi midi, j’ai apporté un bento de haricots blancs au curry préparés la veille (le bonheur de bosser chez soi, bis), que j’ai mangés avec (plein) de coriandre et de l’avocat. Evidemment : MIAM (même si le curry manquait un peu de crémeux à mon goût).

Le soir, j’ai fait cuire à peu près tous les restes de spaghettis un peu funky que je possédais, soit des pâtes au riz noir, des pâtes au wakamé et des spaghettis classiques. Le tout servi avec une sauce tomates aux graines de tournesol qui me faisait envie depuis longtemps. Et qui était très bonne. Et parce que quand même, chez Smooth, on ne fait pas dans le repas sans légumes, un petit bol de mousseline de courgettes pour la route (les soirs où on n’a pas très faim, un gros bol de mousseline avec une tranche de pain, c’est parfait).

cf légende précédente

cf légende précédente

Mercredi midi, rebelote avec le curry de haricots de blancs dans le bento du midi et en route pour un repas à la préparation très limitée le soir, j’ai nommé : le Wrap. C’est un de mes repas favoris de ces derniers temps, et pas seulement parce qu’il s’agit de prendre une pita et de mettre n’importe quoi dedans : si on met les bons ingrédients, ça devient un truc de folie, promis. En l’occurrence, j’avais acheté du tempeh. Si vous l’ignorez, le tempeh est une forme de soja fermenté très plebiscité par les végéta*iens. Sauf qu’il n’y en avait jamais là où je faisais mes courses, alors je n’avais jamais goûté. « Quoi, t’es végétalienne et tu connais pas le tempeh ? » (ok c’est nul). Bref. J’ai un peu zoné sur internet à la recherche de la manière manière d’accomoder l’engin et finalement, j’ai bossé jusqu’à 20h ce jour-là. En arrivant chez moi après 20h30 et sachant que j’avais sport à 7h45 le lendemain, je n’avais pas une folle envie de me lancer dans la préparation d’un plat nécessitant plus de 10 minutes d’efforts. D’où le Wrap. J’ai fait mariner le tempeh coupé en cubes dans un mélange de tamari et de sirop d’érable et cuit des brocolis à la vapeur. J’ai tartiné la pita de houmous (du commerce) et de confit de tomates (ce bon vieux bocal Sacla), mis des feuilles de batavia dedans, ainsi que des olives. J’ai ajouté le tempeh et les brocolis et j’ai tant bien que mal roulé une énorme bouse. Peu importe, c’était (super) bon.

19 Mercredi

Jeudi midi, j’ai apporté un bento avec des restes de pâtes à la sauce tomate et aux graines de tournesol au bureau.

Le soir, j’ai mangé au restaurant (ouf, rien à cuisiner, repos). Comme il demeure impossible de traîner mon père dans les restos végétaliens (alors qu’on était à 10 minutes de Gentle Gourmet et Loving Hut, argh), on est retournés dans le même restaurant thaïlandais  que lors de son dernier passage à Paris. Heureusement qu’il est bon (et trèèèèès épicé) (et il a des options « végétariennes » qui normalement ne contiennent pas de sauce de poisson ou autre, ce qui est toujours plus safe que de véganiser un plat non végé).

Vendredi midi, j’ai testé le resto libanais en bas du travail, qui a honorablement validé le test : une assiette végé (houmous, falafel, fatayer, taboulé et riz aux légumes) à 13€, et très bonne (en fait il s’agissait de l’assiette végétarienne dans laquelle j’ai fait remplacer je ne sais plus quel roulé au fromage par une double ration de falafels).

Le soir, j’étais invitée à un anniversaire. C’est marrant à quel point ce genre d’évènement pouvait me sembler compliqué au début de mon végétalisme. Maintenant, ça ne me pose plus aucun problème : petit passage à Franprix pour l’achat d’olives, houmous (oui, encore, du coup !), baby carottes, tomates cerises et Wasa. Il y avait même de la salade de fruits sur place. Et du punch.

Samedi, j’étais moyennement fraîche et après avoir bu mon traditionnel smoothie du matin (depuis le 30-Day Challenge, je n’ai jamais arrêté, en fait) j’ai refait un wrap (houmous, tartinade tomates, tempeh, brocolis, olives, graines de courge). Une valeur sûre.

Le soir, j’ai dîné chez une amie qui avait fait une purée de légumes de folie (j’en ai refait plein de fois depuis, c’était trop bon), accompagnée de tranches de super bon pain et d’oeufs à la coque. Ces oeufs pourraient faire l’objet d’un vaste débat : est-il acceptable de manger des oeufs provenant de poules non exploitées (= les poules d’un particulier qui se baladent tranquille dans le jardin et ne finiront pas en rôti quoiqu’il arrive) ? Je me pose toujours la question, mais ce jour-là, j’ai profité de cette rare occasion de manger des oeufs  qui me semblaient, à moi, « cruelty-free » (même si ce n’est pas la vision de la plupart des vegans). Avec en dessert une pomme au four au praliné. Miam.

Dimanche, il est devenu urgent de terminer le contenu du frigo (ça m’arrive rarement mais j’avais fait trop à manger en avance !). Au menu : une salade de carottes rapées vite fait, des haricots plats que j’avais cuits à la vapeur je ne sais plus quel jour, un reste de pâtes aux graines de tournesol  et de haricots blancs au curry.

Comme j’avais passé la journée à travailler, le repas du soir a consisté en une grosse salade hyper rapide à préparer : betterave, tofu, avocat, radis, concombre, servie avec des tartines de houmous.

19 Dimanche

La semaine suivante, j’ai chopé une crève fantastique et me suis nourrie de purée de carottes et de soupe « guérison » (céleri, carottes, chou chinois, coriandre, courgettes et curry) (je ne sais pas le goût qu’elle avait, j’avais une angine, laryngite et je ne sais plus quoi, du coup je n’avais ni voix, ni odorat, ni goût. C’était bien. Le bon côté de cette semaine de maladie, c’est que j’ai fini le mois de mai au lit.

(depuis que j'ai découvert le truc de mettre une cuillère d'huile de coco dans la purée de carottes encore chaude, je ne m'en lasse pas).

(depuis que j’ai découvert le truc de mettre une cuillère d’huile de coco dans la purée de carottes encore chaude, je ne m’en lasse pas).

juin 30, 2013

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  • Ahah je suis en pleine période wraps aussi (enfin ça ira mieux quand j’aurais enfin abouti ma recette gluten free lol) … Je retiens l’idée de marinade de tempeh, j’ai toujours un peu de mal à apprécier …

    Et cette fameuse histoire d’oeufs … Je boycotte les oeufs principalement pour le sort qu’on réserve aux poussins mâles et aux poules en fin de ponte … Si les gardiens des poules excluent ces pratiques, j’avoue que je serais souple (j’aime pas trop les oeufs donc ça ne me manque pas) mais tu vois j’ai le même doute quant au miel, y’a qu’à voir comme mon collègue apiculteur traite ses abeilles (il les aime autant que j’aime mes bestioles) 😉

    • Haha, les wraps, c’est bien pratique, il faut dire ! Bon sinon tu peux wrapper avec de la feuille de riz ou de l’algue nori, en attendant de parfaire ta recette. 😉 (ou alors on doit bien trouver des tortillas de maïs quelque part ?)

      Hmm tout pareil pour le miel et les oeufs : je ne vois pas le mal, en soi, à consommer ces produits à condition qu’il y ait un vrai traitement humain de l’animal (et qu’il ne soit pas tué en bout de course). Mais bon, c’est tellement rare qu’au final, je mange 3 oeufs par an.

  • Le wrap fait très envie!
    J’avoue que je n’ai jamais osé non plus tenté le tempeh, pourtant je le croise souvent dans les rayons mais il faut reconnaître que l’aspect n’est pas très engageant… 😉
    Je trouve ça bien moi l’idée de manger des oeufs « cruelty-free » (en même temps je ne suis pas végé*arienne, je fais juste attention à ce que je consomme dans la mesure de mon possible), en tout cas je trouve ça cohérent avec ta façon de voir les choses. Et puis si personne ne les mange c’est un peu du gaspillage.
    J’ai une question qui n’a rien à voir, mais j’avais lu partout qu’avec un régime végétalien strict il fallait ce supplémenter en vitamine B12 (soi-disant qu’il n’y en aurait pas dans les produits végétaux), tu as des infos là-dessus?

    • Le tempeh cru, c’est franchement pas top à mon goût ! Bien mariné, ça commence à être sympa. Revenu dans sa marinade, ça doit être top (je n’ai pas fait cette étape la dernière fois). 🙂
      Sur les oeufs : les vegan qui refusent de manger ceux qui seraient cruelty-free considèrent que ce n’est pas du gaspillage : normalement, la poule mange son oeuf non fécondé, car pondre un ovule lui ferait perdre beaucoup de calcium et autres, qu’elle récupère ainsi (je ne suis pas experte en poules, je répète ce que j’ai lu de nombreuses fois, juste). Donc en toute logique, l’oeuf ne va pas pourrir dans un coin. Mais bon je ne sais pas trop. Encore une fois, la question se pose très rarement pour moi : il n’y a pas d’oeufs de poules bien traitées dans le commerce (les poules et poussins mâles sont forcément tués) donc je n’en consomme pas. Et si deux fois par an j’ai l’occasion de manger un oeuf pour lequel ni la poule ni les autres poussins de cette poule ne seront tués, eh bien je le mange. 🙂
      Pour la vitamine B12 : c’est assez controversé, même si le courant majoritaire prône de se supplémenter en vitamine B12. Dans tous les cas, il est aussi admis qu’on a une réserve de vitamine B12 qui va s’épuiser dans les 2 à 6 ans à partir du moment où on deviendrait végétalien : avant de prendre des comprimés, ça vaut le coup de vérifier où on en est avec une prise de sang. Après un an de végétalisme, j’ai encore un stock très important, donc je ne me supplémente pas pour le moment.
      Sur la présence de la B12 dans les végétaux : en fait la B12 provient de bactéries. On n’en trouve pas dans les végétaux car ceux que l’on consomme sont très aseptisés (et heureusement dans un sens). On n’en trouve pas assez dans les produits animaux non plus : en fait les animaux seraient supplémentés en vitamine B12 et serviraient simplement de « véhicules » pour le cacher de B12, quoi. Je crois qu’il y en a plus dans certaines parties, type abats. Et aussi, niveau végétaux, dans ce qui est fermenté (type tofu lacto fermenté). Mais bon j’avoue ne pas avoir creusé plus que ça parce qu’il y a des débats sans fin sur la qualité de la B12, etc. Donc bon perso, j’en ai encore un gros stock et ça me suffit poru le moment, haha.

  • haricots rouges +épices cajun+ lait de noix de coco= ce combo m’interpelle, encore une bonne idée (qui a l’air) toute simple, merci Smooth

    • Aved plaisir !
      Oui c’est vraiment facile à faire ! Si tu es pressée et que tu prends tout en boîtes, ça met vraiment pas longtemps et c’est super bon ! (avec plein de coriandre fraîche, miam) !

  • Ahhhh…le retour de la salade de gnocchis, et en photo en plus! (Non parce que j’avais très bien retenu que tu avais dit l’an dernier que c’était immontrable, en comparant tes gnocchis à des limaces…ben là, je ne veux pas te faire peur, mais en voyant juste la photo j’ai cru qu’il y avait des grosses crevettes décortiquées!). Peut-être essayer de la faire cette fois, je suis une grande fan de gnocchis!
    J’ai pensé à toi hier en explorant le Biocoop à 5 min à pied de mon bureau, que je venais juste de découvrir : il y avait du tempeh!!! Bon ceci dit je n’en ai pas acheté, parce que je n’arrivais pas à me décider entre fumé ou non (tu as pris lequel?), et bon, en voyant la tête du machin, je me suis dit qu’il fallait que je trouve d’abord une bonne recette pour le faire pour amadouer mon copain.
    J’espère que tu es bien rétablie maintenant (en même temps depuis un mois ça vaudrait mieux 😉 ), tu tiens le bon bout pour ton dossier diabolique. Bon courage!

    • Hahaha, c’est marrant, je me disais que tu retiendrais que je n’avais pas mis de photo l’année dernière ! 😉 Oui je suis d’accord, on dirait des grosses crevettes. Berk. Franchement, dans cette salade, ce qui fait toute la différence, c’est le mélange avocat-coriandre : si tu la tentes, attends d’avoir ces deux ingrédients sous la main, c’est la folie. 🙂
      Ah ben dans ma Biocoop, y a pas de tempeh fumé (ni de tofu lacto fermenté au tamari, quelle tristesse), donc j’ai pris nature. 😉 Nature, c’est pas bon hein. Coupé en petits bouts + mariné + (à mon avis, mais j’ai pas fait la première fois) revenu un peu à la poêle, ça doit être pas mal du tout pour amadouer quelqu’un. En tous cas je sais que le tofu, c’est à peu près la seule manière dont mon mec le mange.
      Hihi, oui je suis rétablie même si j’ai failli rechoper la crève (je l’ai sentie arriver tout pareil, avec le début de laryngite et tout) mais j’ai enrayé le truc en faisant une pause de gym pendant 10 jours et en me shootant aux super aliments : ça a marché !
      Plus que 16 jours de dossier diabolique, yeah ! 😉

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