Ma semaine de yoga # Fièvre et longue transition

J’ai pris une semaine de pause impromptue. J’ai chopé un rhume, pas grand chose, une rhino-pharyngite, mais parfois la rhino-pharyngite, c’est le nez pris et mal à la gorge quelques jours, et d’autres fois c’est 48h heures à frissonner et transpirer (alternativement) sous la couette. Ce coup-ci, c’était la dernière variante, et quand j’ai émergé de mon lit le 3ème jour, j’ai failli me précipiter sur mon ordinateur pour rattraper mon retard de blog et puis finalement je me suis dit que non, que j’avais besoin de me reposer si je voulais tenir ce dernier mois. Un mois, c’est pas beaucoup, mais parfois, ça peut sembler interminable.

Ces dernières semaines de transition s’annonçaient difficiles et elles tiennent leurs promesses. Au-delà du nombre d’heures passées au bureau et à donner des cours de yoga (ce qui fait beaucoup d’heures pour une seule personne, a fortiori une personne qui n’est pas une jeune célibataire sans responsabilités), il y a aussi la vie de prof de yoga qui commence à s’installer : les coups de fils, mails, textos, et autres messages réguliers pour organiser divers évènements, remplacer des cours, ouvrir de nouveaux cours, développer des partenariats, sans oublier la partie administrative que j’adore, sont de plus en plus nombreux. C’est exaltant, c’est bon signe, c’est super, mais… je travaille encore toute la journée et trouver l’équilibre est de plus en plus malaisé. D’autant que tout ceci a eu lieu au mois de novembre, qui est de manière générale le pire mois pour moi (avec mars) (les mois froids et humides, quoi). J’ai envie de céder à l’appel des « cosy times » à siroter de la tisane au coin du feu en bouquinant, sauf que j’ai un planning de dingue, un enfant de 3 ans, et pas de cheminée. J’imagine que ces rhumes à répétition sont aussi simplement la manifestation des mini « burn-out » et que mon corps dit ainsi régulièrement stop à cet excès d’activités : me coller dans un lit avec de la fièvre semble être l’une des solutions efficaces.

BREF : ma semaine de yoga a donc été brutalement interrompue par une crève assez violente pour m’empêcher de continuer à enseigner / pratiquer / aller travailler avec puisque comme je suis obstinée, il n’y a que comme ça que je fais des pauses.

low lunge yoga

Lundi

Ce lundi je donnais cours à 8h15, à 12h et à 19h30. Je me suis réveillée un tout petit peu plus tôt (mais pas trop, parce qu’il ne s’agissait pas d’être sur les rotules toute la journée vu le programme) pour 30 minutes de pratique. C’était la fin de la deuxième semaine de challenge de la Happy Yogis Society, alors des twists à gogo, avec pour posture du jour le Corbeau sur le côté (que j’adore).

Mon cours de 12h a finalement été annulé, ce qui n’était pas plus mal vu que ma gorge commençait à picoter (la raison m’a donc empêchée de foncer au studio de yoga à la place, vous voyez que je ne suis pas totalement inconsciente) (à la place je suis allée chez Vegan Mania me racheter du spray désinfectant pour les mains et du shampoing) (grand bien m’en a pris, j’ai ensuite passé la semaine à me désinfecter les mains pour éviter de contaminer tout mon entourage).

10 minutes de méditation au coucher (Jour 10 du Pack Restlessness sur Headspace).

Mardi

Nuit pourrie et réveil fiévreuse. Heureusement j’ai des super-héroïnes dans ma vie, et Faustine a répondu à mes messages nocturnes et assuré le cours de 7h30 du matin à ma place. Je me suis rendormie à coups de doliprane et d’huiles essentielles.

J’ai du coup manqué le jour 14 du challenge, à savoir Eka Pada Koundinyasana, une de mes postures préférées (même si c’est encore un peu un « Work in Progress ») (j’adore les postures qui ont arrêté d’être tellement impossibles qu’elles sont frustrantes, mais qui ne sont pas encore acquises, et que j’aborde chaque fois avec un « Bon alors, qu’est-ce que ça va donner aujourd’hui ? »).

Comme je ne pouvais pas m’extraire de la couette sans avoir les pires frissons, j’ai médité allongée (et je me suis un peu endormie, mais c’était la séance Sleep sur Headspace).

Mercredi

Là encore, annulation de tous mes cours du jour et journée sous la couette.

10 minutes de  méditation allongée (Jour 1 du Pack « Patience » sur Headspace – ça me semblait pertinent de commencer ce pack maintenant).

Jeudi

Extraction du lit, mais juste assez pour rejoindre mon canapé. J’ai du annuler mon cours du midi (heureusement que j’ai une armée de copines profs de yoga et dévouées !) et je n’ai pas déroulé mon tapis de yoga.

1 minute de méditation au coucher

Vendredi

Back to work ! J’ai retrouvé mes chiens tête en bas avec mon cours de la pause déjeuner, mais juste suffisamment pour faire quelques démonstrations à mes élèves, pas du tout pour imaginer avoir une pratique dynamique moi-même !

10 minutes de méditation au coucher (Jour 2 du Pack « Patience » sur Headspace).

Samedi

HIIT Yoga ! J’avais de légères sueurs froides à l’idée d’aller donner ce cours, vu que je respirais plutôt (très) mal. Mais finalement, ça a eu un effet plus bénéfique qu’autre chose et grâce à mon spray pour la gorge préféré (il est au miel, donc pas vegan, mais vu qu’il me sauve la vie, bah je l’utilise quand même et vais même le racheter) (je l’ai vidé cette semaine), j’avais encore assez de voix pour donner le cours de Vinyasa qui suivait (ces cours du samedi matin sont tous nouveaux et je suis hyper contente, j’adore l’endroit, les élèves, l’horaire, tout est parfait).

10 minutes de méditation au coucher (Jour 3 du Pack « Patience » sur Headspace)

Dimanche

Enfin, j’ai déroulé mon tapis pour retrouver un peu mes sensations et ma pratique. Je n’ai pas vraiment retrouvé ma respiration Ujjayi mais j’ai pu éliminer les dernières raideurs de la fièvre avec 30 minutes de pratique assez douce autour des backbends (qui sont le thème de la semaine 3 du challenge de la Happy Yogis Society).

Bilan : 1h 

Pratique personnelle : 1h

Pratique en studio : zéro

Bonus : 

Enseignement : 5h

Méditation : 61 minutes (dont 41 allongée, j’ai un peu pris cette habitude au fil de la semaine et j’ai du me forcer dimanche soir pour recommencer à méditer assise) (non que ce soit forcément le mieux dans l’absolu, mais vu que je médite fatiguée le soir, je m’endors un peu plus facilement si je suis allongée dans mon lit !).

J’étais bien contente de voir cette semaine difficile se terminer, et j’ai hâte de retrouver mon yoga du matin – ou du soir, vu que je n’ai pas encore trouvé le courage de pratiquer à 5h30 les matins où je pars de chez moi à 6h30…) dans mon salon (et de recommencer à donner cours sans parler du nez).

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4 thoughts on “Ma semaine de yoga # Fièvre et longue transition

  1. Le corps sait se manifester quand on lui en demande trop (et heureusement d’ailleurs).
    Bonne reprise alors, maintenant que ça va mieux !
    Je profite de ce post pour te l’annoncer, si je délaisse mon tapis depuis la rentrée, c’est que je suis enceinte 😀 je sais que je pourrais pratiquer, mais j’ai une flemme qui s’est installée !

    • Oooooh mais félicitations !!!!
      La naissance est prévue pour quand ? Je suis vraiment super heureuse pour toi (et je te comprends, moi-même je n’avais pas une pratique très assidue pendant ma grossesse, j’ai recommencé à bien pratiquer vers le 4ème mois, mais avant j’étais super cuite !!!) 🙂
      En tous cas c’est une superbe nouvelle <3

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