Le jeûne, c’est fantastique

En tous cas, c’est ce que j’ai vu dans à peu près TOUS les bouquins de nutrition, bien-être, naturopathie et « médecine holistique » que j’ai pu lire (soit quelques milliers de page à ce jour).

Du coup, au bout d’un moment, ça a commencé à me travailler (un peu comme cet engouement autour des jus et smoothies – mais on en reparlera plus tard). En lisant un énième chapitre sur les nombreuses vertus du jeûne, j’ai sérieusement commencé à m’interroger : « Mais qu’ont-ils tous à vanter les bienfaits de mourir de faim pendant plusieurs jours ? ».

Selon les ouvrages que j’ai parcourus, les principaux bienfaits du jeûne seraient :

L’effet « détox » (le fameux ménage de printemps qui ne s’applique pas seulement aux placards, donc) ou « élimination des toxines ». Quelles toxines ? Disons principalement les restes de produits chimiques et autres indésirables (médicaments, vaccins, pesticides, cigarette, alcool, etc etc) qui, faute d’être éliminés par le corps, squattent tranquillement dans les cellules les plus reculées.

– Une perte de poids si besoin

– Un sentiment de bien-être, de légèreté (tu m’étonnes)

– Un effet apaisant, de calme (la zen attitude, comme on dit)

– Une manière de rééquilibrer son alimentation à la fin du jeûne

– Des effets positifs sur de nombreuses pathologies, telles que les problèmes de peau divers et variés, les douleurs articulaires, les maux de tête fréquents, les douleurs digestives (surprise : tu ne manges pas, tu ne digères pas), les insomnies (je raccourcis volontairement la liste).

Bien bien bien. 

Forcément, avec mon tempérament acnéique, les six derniers mois passés à me shooter aux antibiotiques, la quantité de vaccins que j’ai du faire ces trois dernières années (grippe, hépatites, fièvre jaune et tout le tralala nécessaire pour voyager en Afrique), mes 9 mois de chimiothérapie, et mon passé de grosse fumeuse et de colopathe, je me suis sentie plutôt concernée.

Ni une ni deux, la décision de tester par moi-même est prise. Je vais jeûner.

Mais comment ? 

Le principe, c’est de ne pas manger. A partir de ce principe plutôt simple, il existe un certain nombre de variantes : jeûne aux jus (fruits et légumes), « Master Cleanse » (on jeûne en buvant un mélange de citron, sirop d’érable et piment de cayenne tout au long de la journée), jeûne autorisant un bouillon de légumes le soir, jeûne uniquement à l’eau, jeûne à l’eau et à la tisane ou encore jeûne sec (à mon humble avis cette dernière version est ultra violente).

Pour la durée, là encore, un tas d’options possibles : un jour, trois jours, cinq jours voire durée indéterminée jusqu’au retour de la « faim physiologique » (théoriquement, quand on jeûne, passés les premiers jours, la faim disparaît. Quand elle réapparaît, ce serait la « faim physiologique », celle qui dit que le corps a à nouveau besoin de nourriture) (notez le conditionnel, je n’ai pas attendu la faim physiologique, je vous le dis tout de suite).

Les jus de fruits, ça me tente moyennement (trop la flemme, et puis peur de m’écoeurer du jus de carotte au bout de 2 jours), le master cleanse, j’hésite mais finalement, je choisis l’option qui me semble la moins pénible et correspond à mon emploi du temps pour la semaine que j’ai choisie : eau et tisanes, pour trois jours. C’est parti.

Les roiboos parfumés des Jardins de Gaïa, aux noms loufoques qui font la joie de mes collègues (Mémé Gourmandise a eu beaucoup de succès)

Les roiboos parfumés des Jardins de Gaïa, aux noms loufoques qui font la joie de mes collègues (Mémé Gourmandise a eu beaucoup de succès)

La semaine qui précède, j’arrête les excitants (c’est-à-dire le thé vert dans mon cas), les sucres et céréales raffinés (je n’en mange pas forcément beaucoup ni régulièrement au quotidien, mais bon), les repas trop riches et tout le tintouin. Ce n’est pas une étape obligatoire, il y a des gens qui mangent des cheesecakes en buvant du café jusqu’à la veille de leur jeûne. Mais la détox est plus violente (forcément). La veille au soir, on peut commencer le jeûne en dînant un simple bouillon de légumes. Pour ma part, je devais donner un cours de gym à 7h45 le lundi matin, j’ai donc préféré dîner un peu léger mais normalement.

JOUR 1 : Lundi matin, je donne mon cours de gym (je ne mange jamais avant en temps normal, donc rien de bien nouveau) puis le jeûne commence : en arrivant au bureau, au lieu de prendre mon habituel thé vert + petit déjeuner, je bois de l’eau et de la tisane. Et ce, toute la journée.

Bilan de cette première journée : j’ai faim. Etrangement, la faim n’est pas horrible ni insoutenable : j’ai faim sur les coups de midi, à peu près comme tout le monde avant l’heure du déjeuner, et cette faim ne passe pas. Mais n’augmente pas non plus. Je m’attendais vraiment à des crampes d’estomac, une obsession pour la bouffe, quelque chose du genre. Rien. Je vais au stretching pendant la pause déjeuner, je travaille tout l’après-midi en ayant un peu faim comme si c’était bientôt l’heure de déjeuner, mais pas plus. Et à partir du moment où on n’attend pas impatiemment la fameuse heure du repas, ce n’est pas plus dérangeant que ça (parole de morphale).

Quand j’arrive chez moi le soir, deux choses se passent :

1) Je n’ai rien à faire (courses, repas, vaisselle…) donc je me vautre directement dans le canapé (bonheur).

2) En fait, je suis un peu stone. C’est plutôt marrant. Je souris bêtement et je fonctionne au ralenti.

J’avais lu qu’on pouvait avoir le sommeil perturbé et très léger, pendant un jeûne. A 22h30, je dors, à 7h30, je me réveille. J’ai dormi comme un loir pendant 9h, au temps pour le sommeil perturbé.

JOUR 2 : Je me lève . Le temps d’arriver jusqu’au salon, j’ai les jambes qui tremblent, la tête qui tourne et je vois un peu flou. Damn it, la détox a commencé, je vois mal comment je vais aller travailler. J’applique bêtement la méthode lue dans un bouquin sur le jeûne : je presse un citron, mets une cuillère à café de miel dedans (offert par Mamie que j’ai bénie à cet instant parce que normalement je n’ai pas de miel chez moi), dilue le tout avec un peu d’eau chaude et j’avale mon « thé du matin », censé me permettre de tenir la journée.

(Grosse) surprise : ça marche. 1h00 plus tard, je suis au bureau, plutôt en forme (même si j’ai toujours faim). Le début de la journée se passe à peu près comme la veille : j’ai un peu plus faim, mais je n’ai pas de symptômes de détox tels que vertiges, maux de tête, douleurs digestives et autres petites joies du jeûne. RAS, juste un peu faim. Sur les coups de 16h arrive, la situation se corse : je commence à avoir VRAIMENT envie de manger (je n’ai pas plus faim, juste plus envie) et mon odorat a l’air boosté à je ne sais quelle hormone. A tel point que l’odeur de la clémentine qu’est en train de manger le collègue du bureau d’à côté arrive jusqu’à moi. Je crois que c’est plus ou moins à ce moment qu’une conversation sur Twitter, tournant principalement autour de tout ce que j’ai envie de manger, m’apprend que LES DRAGIBUS SONT VEGAN (si vous ne devez retenir qu’une chose de ce billet, c’est ça). Mais je tiens bon. Sur les coups de 18h, je décide de rentrer chez moi et descends 4-5 arrêts de bus avant le mien, histoire de marcher un peu (dans l’idéal, il faut continuer à bouger pendant le jeûne, pour que les muscles ne fondent pas trop, mais mis à part cette marche, je n’avais pas du tout la force ni la volonté de faire ne serait-ce que du yoga).

Bonjour, je suis vegan, viens me manger. (faut pas me le dire deux fois)

Bonjour, je suis vegan, viens me manger. (faut pas me le dire deux fois)

La remontée de la rue de Rennes, légèrement stone et sensible à toutes les odeurs, est une vraie expérience : ça sent la crêpe, les sushis, les kebabs, il y a des boulangeries tous les 30 mètres et je marche comme dans du coton. Il paraît que ce moment de faiblesse (car je n’étais vraiment pas fraîche) correspond au « changement de combustible » : après avoir puisé dans tout ce qu’on avait avalé les jours précédents, le corps attaque les réserves.

Je m’échoue dans mon canapé et y reste pendant une bonne heure. Puis, vers 20h, l’énergie revient : je suis de super bonne humeur, en pleine forme et j’écris des articles de blog jusqu’à minuit.

Petite pause pour monter sur la balance, par curiosité : j’ai perdu 4 kilos. Ah ouais, quand même.

La deuxième nuit est plus agitée : je me réveille pour aller faire pipi (sans blague, j’ai juste bu 4 litres d’eau et tisanes dans la journée), je fais des rêves étranges et j’émerge vers 7h, avant que mon réveil ne sonne.

JOUR 3 : Malgré cette nuit plutôt agitée, je ne suis pas du tout fatiguée. J’ai envie de manger mais ce sera pour demain. Parce que je suis un peu peureuse, j’avale mon citron-miel alors que je pourrais certainement m’en passer, mais j’ai peur d’être faible dans le métro. C’est parti pour la dernière journée de boulot en jeûnant. Je continue d’avoir faim et envie de manger, mais je suis moins obsédée que l’après-midi précédent. J’ai des réunions, j’avance sur mes dossiers, je saute la pause déjeuner, je suis de bonne humeur. Je commence à avouer à mes collègues que je jeûne (c’est plus facile d’en parler à la fin qu’au début, où on n’a pas envie d’entendre les objections de chacun). Réaction : « Ah ouais ? Mais t’as l’air en super forme ». (Oui mais j’ai faim, quand même, hein).

C’est le moment que choisissent mes chefs pour me confier le dossier « patate chaude » du trimestre, le cadeau empoisonné, celui qui fait que je vais bosser les weekends et jours fériés du mois de mai, voire du mois de juin, et certainement du mois de juillet. Ils ont bien choisi leur moment : je suis d’un calme olympien, j’attaque le dossier et je reste au bureau jusqu’à 20h30 sans être fatiguée ni stresser parce que mon repas de ce soir n’est pas prêt (héhé).

A ce moment, je réalise que je suis d’accord avec une chose que j’ai souvent lue : après les trois premiers jours, ça devient nettement plus facile et on pourrait continuer encore quelques jours. Pas faux. J’ai la patate, j’ai faim mais pas trop, je suis super zen… Mais j’avais opté pour trois jours et j’ai sport demain matin, donc je m’y tiens.

La fin du jeûne est donc là, mercredi soir, c’est bouillon de légumes pour réintroduire progressivement la nourriture. Ca a un petit goût de pas assez, et en même temps, je le trouve un peu trop salé. A 23h, je suis au lit et je passe une nuit encore plus courte et agitée que la précédente.

JOUR 4 : c’est FINI, je peux maintenant recommencer à manger. Il est 6h30, j’ai peu dormi mais je suis en forme, je commence ma journée par 5 pruneaux réhydratés, j’enfile ma tenue de sport et je prends le métro. Quand même, 1h de muscu et cardio, ça va être dur (pense-t-elle en luttant pour monter les marches à la sortie Strasbourg-Saint-Denis). Je sors ma briquette de jus de raisin bio : c’est HYPER sucré. Mais c’est bon. Les 10 premières minutes de sport sont difficiles, puis ça passe tout seul. Après le sport, je mange une orange sanguine (la meilleure de ma vie) (pas uniquement parce que c’est mon premier vrai aliment solide : elle était vraiment bonne par ailleurs). Mon premier repas est celui du déjeuner : je vais au bar à salades Jour et je compose une salade vegan sans légumineuses ni céréales (pousses d’épinards, tomates séches, herbes fraîches, coeurs d’artichaut, olives, brocolis, sauce citron-huile d’olive). C’est trop bon, même si :

1) Il n’y avait ni Kale ni Avocat ce jour-là chez Jour, ce qui était une immense déception (rapport à ce que j’avais préparé ma salade dans ma tête depuis 2 jours et qu’elle contenait ces deux ingrédients que j’adore)

2) J’ai super mal à la mâchoire et au palais en mangeant. Oui, ces muscles-là également se sont mis en pause.

Après le repas, j’ai un super méga coup de barre et je culpabilise parce que j’ai mangé deux amandes enrobées de chocolat noir. Je me demande aussi si je vais regrossir, parce que c’est pas trop mal, ces 5 kilos en moins (principalement perdus sur les zones : ventre, arrière-train, mollets et poitrine) (les mollets, je dis OUI) (la poitrine je dis BOF). A ce moment précis, je me dis que le jeûne, ce n’est CLAIREMENT pas pour des personnes souffrant de troubles alimentaires. Quant à moi, j’essaie de chasser ces pensées stupides et je mange ma banane au goûter (ce qui me vaut un second coup de barre). Je n’aime pas trop cette journée de reprise alimentaire : manger me fatigue (l’organisme et la mâchoire) et je me sens un peu perdue (goûter, pas goûter, sain, pas sain, etc). Le seul vrai bon côté, c’est que je suis très zen.

Le soir, je dîne dans le nouveau quartier de ma soeur, près du marché d’Aligre (petite veinarde). Je choisis le curry rouge de fruits et légumes au lait de coco (c’est un restaurant thaï). Finalement, c’est ce repas qui est divin, plus que celui du midi. C’est assez rare que je n’accompagne pas un repas thaï du soir d’un verre de vin rouge, mais je me dis que ce serait une TRES mauvaise idée, alors je m’abstiens (à mon grand soulagement, mon père et le copain de ma soeur prennent de la bière et elle boit du coca, donc aucun vin ne me nargue à table).

Et ensuite ? Une semaine plus tard, je suis toujours nettement plus détendue qu’en temps normal (ce qui est une bonne chose car le dossier patate chaude tient ses promesses et qu’après avoir bossé de 8h30 à 20h30 les jours ouvrés, je m’apprête à travailler en ce joli 1er mai). J’ai repris une partie des kilos mais pas tous (peut-être 3 sur 5 ?) et les jeans qui me serraient avant à la taille ne me serrent plus (y compris celui qui a fini par mégarde au sèche-linge). Je mange normalement sans culpabiliser (ouf), j’ai beaucoup plus d’énergie quand je fais du sport (je ne m’attendais pas à cet effet, mais j’ai donné plusieurs cours de gym sans être fatiguée DU TOUT). Comme je le disais dans mon dernier billet, j’avais un début d’acné rebelle au moment où j’ai commencé le jeûne : depuis, j’ai 2 boutons qui font de la résistance, mais pas plus (je n’affirme pas que c’est lié, hein, je me contente de dresser un tableau de mon état général post-jeûne).

A refaire ? Pourquoi pas. L’effet que je préfère est clairement celui de grand calme, qui en vaut la peine et que je n’avais jamais réussi à obtenir par le yoga, la méditation, les huiles essentielles…

PS : évidemment, cet article remplace le « Qu’est-ce qu’on mange ? » de la semaine, puisque la réponse est : RIEN. 🙂

mai 1, 2013

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  • Merci de nous faire part de ton expérience très intéressante, Smooth !
    A la base je le dis en toute franchise, je ne suis pas pour le jeûne, et si je devais en faire un, ce serait certainement celui aux jus.
    Je pense que l’organisme est habitué à recevoir de la nourriture de façon régulière et que le fait de le faire jeûner pendant une période donnée n’est pas forcément bonne pour lui (réflexe de stockage… un jeûne fait souvent maigrir sur le coup, mais le corps enregistre qu’il y a eu arrêt de son combustible pendant un temps donné et il flippe… du coup, il fait des réserves en prévision d’autres périodes de disette potentielles).
    Et puis, j’avoue, je crois que je déteste ce terme, la ‘détox’, dans lequel on met volontiers tout et n’importe quoi. Qu’une personne ‘détoxifie’ en passant d’un régime omni-McDo tradi à une diète raw vegan, en faisant 3 petits boutons et en ayant le nez qui coule, ok, mais qu’elle détoxifie pendant des mois, non… Et puis, la migraine, les jambes qui tremblent, la tête qui tourne… ce n’est pas de la détox ! C’est juste que l’organisme a épuisé ses réserves de glucides immédiatement disponibles et qu’il tourne dans le vide… il y a hypoglycémie, ce qui le pousse à attaquer ses vraies réserves – à savoir, souvent, ses muscles… et par exemple, ici, le fait que tu aies consommé du miel t’a redonné de l’énergie nécessaire pour te rebooster momentanément. Donc, je ne crois pas qu’il s’agisse d’un effet détox… mais juste une fatigue du corps affamé.
    Le calme du jeûne, oui, c’est sûr, c’est un effet recherché et obtenu… car le corps doit se ménager, avec si peu de carburant, et il va alors à l’essentiel : faire tourner la machine sans trop de pertes. Donc pas d’agitation inutile. Et puis, le sentiment de bien-être est accru car le corps affamé libère des endorphines (pas pour rien que les anorexiques kiffent la sensation de ventre vide…) pour que l’insupportable soit mieux supporté…
    Après, c’est sûr, tu fais bien de le souligner, il y a des bienfaits au jeûne (sinon, personne n’en ferait, hein). Comme tu l’as peut-être ressenti a posteriori, le corps a un peu fait le ménage côté intestins, ce qui fait qu’il ‘tourne’ mieux dans les jours qui suivent. Ce qui a certainement un effet bénéfique pour l’acné (en faisant attention toutefois aux pics de glycémie de l’après jeûne).
    Bon, je viens de relire mon commentaire et il n’a pas l’air très sympa comme ça, ce qui n’était pas le but initial ! ^^ Non, en fait, j’ai trouvé très intéressant ton retour d’expérience, et je trouve que tu fais bien de souligner les potentiels risques du jeûne sur des personnes fragiles/atteintes de TCA… ce n’est pas pour tout le monde !

    • Merci pour ton commentaire !!!
      Et non, il n’est pas « pas sympa ». 🙂 C’est intéressant d’avoir tous les avis et c’est justement parce que les avis s’opposent si frontalement (ceux qui trouvent ça génial et ceux qui considèrent que c’est une agression pour le corps, qu’on va stocker plus ensuite) que j’ai finalement décidé de tester par moi-même pour voir mon ressenti.
      Au final, la chose sur laquelle je suis catégorique (et on est d’accord) : à éviter comme la peste pour quelqu’un souffrant de troubles alimentaires.
      Je ne suis pas catégorique sur le reste : les fameuses endorphines, le temps gagné, l’effet zen (car organisme ralenti) sont agréables, le fait d’avoir faim ne l’est pas. J’espérais ressentir au fond de moi quelque chose qui me dirait « c’est bon pour moi » ou « non ne le fais plus » et ça n’est pas arrivé. Du coup, comme je le disais : ça ne me dérangerait pas de recommencer MAIS je n’ai pas encore décidé si je trouvais que c’était quelque chose de bien à faire tous les ans.
      Peut-être qu’avec encore plus de recul, j’aurai les idées plus claires sur la question. 🙂

      • Bonjour Smooth 🙂

        Moi je te rejoins sur le fait que le jeune c’est GENIAL 🙂 (il faut dire aussi que je suis une habituée 3 jours,4 jours,7 jours,21 jours ect….)

        Ca rebooste vraiment et puis cela change vraiment notre facon de vivre,comme le fait d’être plus sereine,moi colérique ect……

        Pour ma part je t’encourage a recommencer ( bien sur si tel est ton désir car un jeune forcé n’a pas lieu d’être)

        En ce qui concerne les douleurs de gorges,c’est qu’après chaque jeune, quand on recommence a se réalimenter il faut d’abord boire un peu d’eau tiède avec un peu de citron dedans, ( 5 minutes avant le repas on va dire ) 🙂

        Sur ce courage et bonne continuation 😉

        • Merci pour le conseil pour la gorge !!! Je n’ai pas refait de jeune car je suis tombée enceinte depuis 😀 Er maintenant j’allaite un bébé de 2 mois donc ce n’est pas pour tout de suite, mais a terme, peut être que je recommencerai !

    • Héhé, c’est justement pour ça que je dis que c’est, à mon avis, formellement déconseillé aux personnes sujettes à des troubles alimentaires : si moi qui n’en ai pas me suis retrouvée à culpabiliser pour deux pauvres amandes (je te rassure, ça m’est passé vite et le paquet a été vidé entre temps – dans ma bouche, pas dans la poubelle, hein), ça peut être une pente très glissante… 🙂
      Mais tout est bien qui finit bien. 😉

  • Hello,

    Et tu n’a pas eu froid? j’ai jeûné plusieurs fois (pareil que toi en changement de saison) et j´étais tout le temps gelée, pas de forces pour faire de sport … A différence de toi j’ai pas pris de miel, car mon vegan sprit ne comprend pas la miel. El le meilleur pour la fin: C’est vrai ? les DRAGIBUS sont vegans ??? :-O

    • Ah mais si j’ai complètement oublié de mentionner cet aspect (marrant comme on oublie vite !!!) : je me suis CAILLEE !!! J’ai eu de la chance, c’est tombé sur 3 jours de temps potable à Paris, mais bon je m’habillais chaudement quand même et passait mes soirées sous le plaid. 🙂
      Mais OUI j’ai appris ça en plein milieu du jeûne (l’enfer) et j’ai gaiement mangé un paquet pour fêter ça la semaine dernière, héhé !)

  • Merci pour cet article ! Il y a quelques temps que cette histoire de jeûne m’intrigue sans oser passer le cap. Ce qui est cool, c’est que tu montres bien les effets positifs ET négatifs, de cette façon, je sais à peu près à quoi m’en tenir si j’essaie 🙂
    je vais commencer juste un jour, pour voir 😉

    • Haha, c’est exactement la raison pour laquelle je l’ai fait : ça m’intriguait !
      Je ne regrette pas cette expérience, je ne sais pas encore si je la recommencerai : on verra l’année prochaine. 😀

  • J’avoue avoir beaucoup de mal avec cette mode de la « purification ». Nous ne sommes pas sales. Manger, digérer, ce sont des processus naturels qui nous maintiennent en vie. Et priver l’organisme de combustible, c’est lui demander une surcharge de travail et une fatigue inutile et dont il pourrait bien se passer. (Même si psychologiquement on ne sent pas forcément le surplus de travail demandé aux organes internes, j’ai fait plusieurs fois l’expérience à l’hopital, quand on oublie de te nourrir et que tu n’as que la perfusion, ho comme c’est bizarre les résultats des prises de sang deviennent vite mauvais…).
    J’ai vraiment l’impression que cette mode est une forme de manipulation pour faire croire aux gens qu’ils vont mal et qu’on va les aider à aller mieux, alors qu’on irait probablement tous mieux sans cette mode de culpabilisation à outrance…
    (tout ça bien évidement pas contre toi, c’est interessant de partager ton expérience, mais disons que j’ai une dent contre ces modes de culpabilisations alimentaires qui provoquent tant de troubles par la suite)

    • Hmmm je comprends ton point de vue… j’ai eu le même à une période.
      Mais à mon sens, c’est comme « la mode du bio » ou « la mode de la cosmétique perso » : allo les mecs, ça existe depuis (presque) toujours, c’est pas parce que des marketeux décident de surfer dessus que ça transforme une vraie tendance de fond, ou une pratique ancienne, en quelque chose qui n’est plus rien d’autre que ce fameux marketing (c’est clair, ce que je dis ?!) 😉
      Bref, on peut consommer bio ou utiliser des cosmétiques naturels parce que c’est la mode mais ça correspond quand même à un vrai truc derrière, poussé par des gens « sérieux ».
      Bon ben pour la « détox » c’est pareil à mon goût. Ca fait des années que les naturopathes prônent l’élimintation des toxines (par le jeûne, par la sueur lors du sport, par le sauna, par la consommation d’aliments dépuratifs tels que radis and co, par les tisanes…) et c’est aussi quelque chose qu’on retrouve dans les médecines traditionnelles…
      Là-dessus, en effet, le marketing arrive et te sort la mode « détox » pour te vendre des tisanes une fortune, proposer des cures payantes et tout appeler « détox » dès qu’il s’agit de stimuler les processus naturels d’élimination.
      Ma compréhension du jeûne, tel qu’il est pratiqué et expliqué par des praticiens sérieux, des auteurs « holistiques » ou autres, et non tel qu’il est décrit par les magazines Elle et consorts, c’est tout le contraire d’une culpabilisation, c’est un « cadeau » qu’on fait à son organisme pour le reposer de son travail quotidien de digestion and co.
      Bon après ça c’est la théorie et comme je le disais, pour moi le mécansime de culpabilisation intervient plutôt sur l’aspect « poids » quand on reprend une alimentation normale. Bon chez moi ça n’a duré que 2 jours parce que je n’ai pas de problème alimentaire ou de poids particulier, mais à mon avis, c’est risqué pour quelqu’un qui a des problèmes de ce côté là.
      (ah ben dis-donc, j’ai fait une réponse pavé, haha)

  • et bien, je te trouve tres courageuse. Ayant souffert de troubles alimentaires je ne pense pas que j aurai les epaules pour me laisser tenter, j ai tendance à sombrer dans les exces (rien manger/ou manger n importe quoi en grande qte), cependant je constate que je dors mieux, me sens mieux quand je dine legerement le soir (sans feculents) et je connais ce sentiment de depasser la faim qui peut parfois etre agreable 😀
    c est interessant d avoir ton ressenti, ton jeune m avait beaucoup intriguée et j etais curieuse d en lire l experience.
    Je me concentre sur mes ressenti interne et essaye de bien equiliber mon assiette pour avoir enfin la paix avec moi meme, etre passer au vegetale m y aide beaucoup 😉

    • Oh je suis contente que le passage au végétal t’aide à te sentir bien avec ton assiette!
      Personnellement, c’est un mode alimetnaire dans lequel je m’épanouis énormément aussi ! J’ai l’impression de beaucoup plus apprécier la nourriture qu’avant (en même temps, mon menu type il y a 5 ans en rentrant du boulot c’était vache qui rit – chips – boîte de thon : pas étonnant que mes repas actuels me semblent meilleurs !!!).
      En effet, le jeûne est à mon avis à proscrire en cas de troubles alimentaires ou de problèmes de poids (le fameux effet yoyo), parce que forcément, on peut prendre goùt à la privation ou au contraire devenir très très gourmand après cette privation. 🙂

  • Pfiou, c’est pas trop pour moi ça ! J’aime trop manger ! Mais en ce moment, je tente de « jeûner » entre les repas et c’est déjà un exploit ;-P
    Je suis curieuse, je tenterais bien mais j’ai peur de l’effet yo-yo du corps de va peut-être stocker plus après. Tu me diras si tu as repris bcp bcp ???
    Bisous

    • Hahah, j’aime beaucoup le concept du jeûne entre les repas ! 🙂 Bravo ! 😉
      A ce stade (+ 15 jours), je remange complètement normalement (pizza vegane, desserts vegan, bonbons, mais aussi mes habituels soupes, salades et céréales) et j’ai repris 3 kilos sur 5. Ca ne bouge plus depuis une semaine en fait.
      Mais bon ce n’est vraiment pas une méthode de perte de poids, j’ai trouvé ça débile quand je l’ai lu dans 1 ou 2 livres et je n’aurais pas du le recopier : il faut vraiment se concentrer sur l’aspect « toxines » et « repos du système digestif », c’est à mon avis l’intérêt du jeûne !

  • C’est assez tentant dans le sens où on redécouvre les goûts, la faim ect 3 jours ça semble raisonnable.
    Je serais peut-être tentée pour ce que j’ai dit au-dessus mais je pense que je ferais peur à mon entourage^^

    • Ah oui, ça fait flipper l’entourage !
      Mon copain trouvait ça plutôt fun (il a fait 1 jour et demi avec moi et il jeûne de façon régulière, plutôt sur le mode « je ne mange pas de la journée et me contente d’un dîner ») (j’ai lu dans un bouquin qu’on parlait de jeûne dès qu’on se passait de nourriture pendant 16h).
      Mais à part lui et peut-être une ou deux copines, les gens (famille comprise) m’ont prise pour une folle et désapprouvent nettement. 😉

  • Intéressant 🙂
    Après, pardonne-moi mais les Dragibus… hum…
    Pour le jeûne, je pense que c’est une bonne expérience pour le corps, cependant tu y es allé assez fort je trouve ! Heureusement que ton corps l’a bien pris

    • Haha, en effet, les Dragibus, ce n’est pas le must de la bouffe saine ! Mais bon, de temps en temps, ça fait plaisir !
      Ah oui, tu trouves que 3 jours, c’est rude ? Pour ma part, j’avais plutôt lu pas mal de choses me faisant penser que 5-7 jours étaient une moyenne et je me trouvais « petite joueuse » avec mes 3 jours ! 🙂

      • Il me semble que ça dépend de l’état d’engorgement dans lequel on est. Si le corps est relativement « nettoyé », alors ça n’est pas très difficile à supporter, semble-t-il. Mais il ne faudrait en aucun cas conseiller à une personne ayant une alimentation « normale » à « mauvaise » (type fast-food, Coca…) de faire un jeûne de trois jours. Le risque serait que toutes les toxines accumulées se mettent d’un coup en mouvement pour être éliminées, et créent une grosse crise de détoxination ! Ainsi, c’est à faire en douceur, selon les dispositions du corps 🙂 C’est en tout cas ce que j’ai compris des enseignements de Thierry Casasnovas ! Tu as dû constater qu’il existe même des cliniques spécialisées pour le jeûne, tellement il s’agit de quelque chose de sensible pour le corps ; enfin, je crois qu’il faut être accompagné, sinon par un médecin, au moins par ses proches ! Voilà 🙂 En tout cas merci pour ces articles très intéressants

        • Oui tout à fait, une copine me disait justement qu’elle envisageait un jeûne et je lui ai dit que ça ne me semblait pas une très bonne idée au vu de son alimentation classique et des derniers jours !
          Pour moi, qui mange végétalien au quotidien, ne fume pas, ne bois pas de café et ne consomme d’alcool que de manière modérée (+ je faisais une cure de chlorelle depuis deux mois), les effets détox ont été très lights, mais j’ai bien conscience que ça ne vaut pas pour tout le monde ! 😉
          Merci en tous cas pour ces précisions !

  • Ça alors! Moi qui croyais que le jeune, c’était un truc de la Bible pendant le Carême et pour les anorexiques O_ô

    Je n’envisage même pas la chose tellement ça me parait dur: j’adore manger, mon estomac gargouille toutes les 2h, j’ai faim limite en permanence. Si je jeûne, je meurs en 24h je pense x)

    Et c’est dangereux pour la santé quand même, non? perdre du poids si vite et le reprendre 5 jours plus tard, c’est pas un peu hardcore?

    • Hahaha oui tu sais qu’en faisait des recherches, je suis tombée sur des trucs de carême d’ailleurs ! 🙂
      Moi aussi je suis une grosse affamée : le challenge m’intéressait d’autant plus. 😉
      Ca n’est pas dangereux si :
      – la personne est en bonne santé générale
      – le jeûne est bien suivi, voire encadré
      – le jeûne n’est pas trop long (3 jours pour quelqu’un qui mange moins sain que moi au quotidien, ça peut être trop, par exemple, cf commentaire ci-dessus !)
      – on n’est pas complètement psychorigide et on se balade avec son jus de fruit en cas de coup de moins-bien.

      Quant à la perte de poids drastique : mouais, ça ne me choque pas plus que ça, en fait ! On perd bien 3 kilos en une journée de gastro, pour les reprendre dès qu’on remange et en général, la semaine qui suit, c’est comme si rien ne s’était passé !
      La théorie pour le jeûne, c’est que la semaine qui suit, tu vas encore mieux qu’avant ! 🙂

  • Hum, c’est vrai que j’avais oublié tes antécédents… D’ailleurs, vu la réaction de ta peau quand tu prenais des trucs détox (genre les ampoules de Melvita), il semblerait que tu aies eu chaud pour ton expérience! Remarque, c’est peut-être que ton alimentation vegan a fini par porter ses fruits, et que, petit à petit, tu avais déjà éliminé la majorité des toxines avant de commencer ton jeûne.
    Et tu as été joueuse de faire ton jeûne sur des jours de boulot…Je crois que si je devais jeûner pendant 3 jours, je le ferai sur un week-end prolongé passé à bouquiner tranquillou à l’appart et à marcher dans le parc à côté de chez moi. Bon, par contre, je retiens l’aspect détente et énergie, c’est hyper tentant, je n’avais pas vu cet aspect des choses.

    • Oui, l’aspect détente et énergie est cool.
      Ca a un petit côté addictif, parce que la semaine dernière, j’ai eu ma première palpitation de stress (un truc genre j’étais en retard et le métro traînait je crois) et là je me suis dit « Oh noooon, mes hormones de bien-être sont parties, je vais recommencer !)
      Mais bon, je reste bien plus zen qu’avant même si je ne suis plus Madame Zenitude par rapport aux premiers jours !
      Ben en fait je ne voulais pas sauter de séance de gym et j’en ai tous les lundis matin, samedi après-midi et jeudi matin : du coup, j’aurais du me faire remplacer sur deux cours au moins, si j’avais pris un long weekend !
      (et les longs weekends où je ne pars pas, ne vois aucun ami et ne fait pas de sport… j’allais dire « ne sont pas légion » mais en fait, c’est plutôt qu’ils n’existent pas !)
      Par contre j’ai fait ça sur une semaine assez cool au boulot, donc ça allait quand même. 🙂
      Pour la détox, il faut dire qu’en plus de l’alimentation vegan saine, ça faisait 2 mois que je faisais une cure de chlorelle donc niveau boutons, je m’étais déjà débarassée d’un bon nombre de cochonneries, je crois ! 🙂

  • Merci de tout tester pour nous, hahaha ! J’ai vraiment adoré te suivre pendant ces 3 jours.
    Le jeûne m’intrigue aussi depuis un moment et comme toi, je ne sais pas trop quoi en penser. Je n’ai encore jamais essayé alors que je suis très curieuse et « testeuse » en général… En tout cas, ce qui m’intéresse c’est plus de vivre cette expérience et d’écouter mon corps parce que je ne me sens pas concernée par la détox, en fait, je serai bien incapable de dire si ça existe.
    Ces derniers temps, j’ai pris le réflexe de faire du sport (tout doux ou plus intensivement selon mon ressenti) quand j’avais l’impression que mon corps ne se sentais pas top et j’ai trouvé que c’était un excellent remède :-p
    Mais en général, j’ai plutôt tendance à me vouloir du bien au quotidien (comme toi) que de chercher à me « laver » irrégulièrement.
    Bref, beaucoup de blabla pour pas grand chose, je comptais juste te dire merci d’avoir partagé ton expérience !

    • Merci pour ton commentaire !
      J’ai plutôt tendance à penser comme toi : sport, bien-être au quotidien, manger plus léger si j’en ressens le besoin qu’un quelconque besoin de « lavage ». Mais la curiosité a été la plus forte !
      Pour moi, le plus gros point positif de ce jeûne a été le grand calme que j’ai ressenti pendant 2 bonnes semaines même après avoir repris l’alimentation. Pour le reste, j’avoue n’être toujours pas décidée (il faudra peut-être que je le refasse, pour voir^^) 🙂

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