La popote du dimanche

Je sais, je ne suis pas très prolixe ces derniers temps. C’est que j’ai beaucoup travaillé. J’ai aussi fait beaucoup de gym suédoise, à raison de 3-4 heures par semaine (pour décompresser du travail). J’ai regardé beaucoup d’épisodes de Oz, ainsi que de la saison 5 de Dexter (pour me reposer du sport et du travail). Par contre je n’ai pas du tout avancé dans le Best Movies Project (mais c’est un peu de la faute de C&T, il fait un blocage sur Casablanca). Je suis plongée dans un pavé de Dumas (non, pas La Dame de Monsoreau, je l’ai terminé – et c’est l’un des mes préférés – j’ai attaqué la suite). Bref, ma vie est trépidante et passionnante, j’aimerais vous en faire partager chaque détail, mais il se passe trop de choses. Pas plus tard qu’il y a 5 minutes, par exemple, j’ai vécu la confirmation d’une hypothèse extrêmement élaborée : si tu sors le mixeur plongeant de la marmite sans l’éteindre au préalable, tu te prends plein de soupe de carottes dans la figure (et t’as l’air con). 
Ah oui, j’ai aussi fait la cuisine. Surtout le dimanche parce que depuis qu’il pleut, j’ai arrêté d’aller courir le weekend (j’ai plus ou moins arrêté de sortir tout court, en fait). Or, ce n’est pas parce que je ne me plains plus que je ne souffre plus. J’applique donc scrupuleusement le régime Aller simple pour la taille 34  spécial colopathie fonctionnelle. Je trouve que ce n’est pas sympa de vendre du rêve complètement vain, comme les magazines qui titrent « Moins 5 kilos avant l’été sans effort » (si quelqu’un a déjà perdu 5 kilos en un mois sans avoir faim, et sans renoncer à ses croissants du matin, qu’il se manifeste dare-dare), alors je vais vous le dire tout net : je n’ai pas trouvé de menus extrêmement réjouissants. Mais je m’amuse quand même bien à expérimenter des recettes permettant de déjouer tous les pièges de la colopathie. Mon objectif de tous les jours (ou plutôt tous les dimanches) est donc de réaliser des plats qui ont l’air normaux alors même qu’ils ne contiennent ni gras, ni épices, ni lactose, ni légumes trop fibreux. Heureusement, depuis une semaine, j’ai à nouveau droit au gluten, parce que le médecin a dit – en résumé – que comme le régime était relativement inefficace sur moi de toute façon, il était inutile de me priver de gluten. Ce n’est pas très clair dans mon esprit, mais le fait est que j’ai à nouveau le droit de manger des biscottes, ce qui est une excellente nouvelle, parce que beurrer des galettes de maïs tous les matins, ça devenait lassant. Et le fait est que je n’ai ni plus, ni moins mal au ventre depuis que je me goinfre je mange du pain grillé et des salades de pâtes sans crudités. 
Mais revenons à nos recettes. Parfois ça foire (j’ai l’impression que la soupe de carotte de ce soir ne sera pas notre meilleur repas de la semaine. Il faut dire que je ne n’aime pas trop les carottes et que normalement, il me faut 1litre de lait de coco et une bonne dose de cumin pour faire diversion, mais là je me retrouve confrontée à la carotte dans son plus simple appareil). Mais parfois ça marche. D’où l’ouverture d’une nouvelle rubrique dite des Recettes pas foirées qui ne contiennent pas d’aliments susceptibles de faire mal au ventre (il va falloir lui trouver un autre nom, à cette rubrique). 
Les courgettes farcies (il va falloir lui trouver un autre nom, à cette recette)

2-3 Courgettes boules (c’est plus simple et joli, tout de suite, ça a l’air un peu élaboré, mais ça marche avec des courgettes normales hein)
2 escalopes de poulet
1/2 feta
1 blanc de poireau
Environ 100g de quinoa
1 oeuf
(Vous êtes des petits malins, et vous aurez compris que je suis partie d’une recette classique type chair à saucisse, oignons, chapelure et que j’ai remplacé les ingrédients. Et aussi, j’indique les ingrédients pour un repas pour deux personnes, mais en fait, comme je ne cuisine que le dimanche, j’ai multiplié par 2 ou 3. C’est juste que je n’assume pas d’écrire 2 kilos de courgettes, une boite de quinoa, 5 poulets et 6 paquets de feta). 
Il faut commencer par faire cuire le quinoa (le mode d’emploi est sur la boîte, en gros ça marche un peu comme les pâtes, c’est assez simple).  
Pendant que le quinoa cuit, vider la chair des courgettes à la petite cuillère. Faire revenir dans une poêle avec (un tout petit peu, parce qu’il faut éviter les graisses cuites) d’huile d’olive. Ajouter le blanc de poireau en tronçons (en petits bouts, quoi). 
Passer les escalopes de poulet au mixeur et les ajouter dans la poêle. 
Au bout d’une vingtaine de minutes, on peut égoutter le quinoa. 
Dans un saladier, mélanger les courgettes-poireaux-poulet avec le quinoa. Emietter la moitié d’une feta (ou plus, en fonction des goûts et de la quantité de farce voulue) et ajouter le quinoa. Bien remuer et ajouter un oeuf. Poivrer et saler très légèrement (la feta est déjà bien salée). 
Farcir les courgettes avec le mélange et enfourner à 200°C pendant environ 30-40 minutes. 
En fait, ça marche avec d’autres légumes. Comme il me restait de la farce, j’ai farci des aubergines. Mais on peut aussi faire avec des pommes de terre, il paraît. Ou avec des tomates ou des poivrons, mais le régime spécial colopathie prohibe les tomates et les poivrons. 
J’ai bien aimé ce plat, alors je vais le décliner à l’infini, avec du jambon, avec du steak haché, avec du chèvre, avec du parmesan, avec des tomates séchées (ça ne figure sur aucune liste, alors je ne sais pas trop si c’est autorisé ou pas…), avec du boulgour, etc, mais je ne vais pas refaire un post à chaque fois, hein. 
Ah, ma soupe de carottes est en train de cramer (je crois qu’inconsciemment, je n’ai vraiment pas envie de la manger, alors je fais tout mon possible pour être obligée de commander une pizza à 21h). Ben non, j’ai pas droit à la pizza, mais du coup, j’en rêve un peu la nuit. A la place, je découvre des aliments inédits et très goûteux, comme la courge butternut. Mais la courge butternut mérite un post dédié, ce sera pour la prochaine fois. 
novembre 21, 2010

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *