La coupe menstruelle #5 ans plus tard

Ca fait des années que je promets un article sur la coupe menstruelle. Et quand je dis des années, je n’exagère pas, parce que j’ai testé cette petite chose en silicone pour la première fois en mai 2012 (je m’en souviens très bien parce que c’était à l’occasion de mes vacances en Corse) (je suis cette personne qui a systématiquement ses règles pendant les vacances) (on appelle ça un karma pourri).

Du coup, c’est bien, j’ai tellement attendu que j’ai pas mal de recul. Je vais pouvoir vous parler de la coupe les premières fois, mais aussi de la coupe après un accouchement, et avec un stérilet en cuivre. Ca va être un super article.

Pourquoi la coupe menstruelle ?

Le but de la coupe menstruelle pour moi, c’était à la fois une option plus « saine » et plus écologique.

Plus saine parce que les protections périodiques, internes ou externes, sont traitées pour être anti-odeurs, plus blanches, plus absorbantes, etc. Pour un peu plus de détails, voici un article de 60 millions de consommateurs, qui mentionne la présence de dioxines dans certaines marques traditionnelles, et d’herbicides dans certaines marques bio.

Plus écologique, parce que tout ça, en plus de ne pas donner très envie de mettre ces trucs nocifs dans sa culotte (ou dans son vagin), est évidemment polluant (industrie du coton, produits utilisés, et caractère jetable de l’ensemble – chaque année, 45 milliards de serviettes hygiéniques seraient utilisées, et donc jetées, dans le monde).

Petit bonus : la coupe menstruelle, c’est aussi théoriquement plus économique (je dis théoriquement, parce que je suis tombée sur des forums où des personnes collectionnaient les coupes… bon). En théorie, une coupe, à la rigueur deux (si on veut une taille différente pour les jours où le flux est plus léger par exemple), devraient suffire. Or, une coupe coûte entre 10 et 30 euros selon les marques, et a une durée de vie d’environ 5 à 10 ans selon les marques et l’entretien.

J’ai fait le test sur le site Easycup (une mine de renseignements) : si on part du principe qu’une protection jetable revient à 30 centimes la pièce, et qu’il m’en faut 5 par jour pendant 5 jours, depuis 5 ans, j’ai dépensé 15 € pour une coupe alors que j’aurais dépensé 450 euros pour 1500 protections jetables (en vrai j’ai acheté 3 coupes donc plutôt 45-50€) (mais ce sont des arrondis, dans les faits, il me faudrait 10 tampons certains jours, donc ça se compense à peu près…).

Evidemment, tout ça, c’est super, mais il faut quand même voir si ça fonctionne bien.

La coupe menstruelle : comment ?

Ne nous mentons pas : les premières fois, ce n’est pas forcément hyper intuitif. En prime, en ce qui me concerne, je ne suis pas très habile de mes 10 doigts. Donc le premier mois, j’ai un peu lutté (pourquoi pensez-vous que je me souviens si bien que c’était lors de mes vacances en Corse en mai 2012 ? Parce que je passais 10 minutes dans la salle de bain matin et soir à essayer d’insérer et retirer la bête).

En principe, vous avez une petite coupelle en silicone, plus ou moins souple selon les modèles (on choisira le degré de souplesse selon la tonicité des muscles internes) (si vous écrasez la coupe avec vos super muscles, elle ne va rien récupérer du tout) (mais si vos prenez une coupe super rigide pour vos muscles moelleux, ça vous fera mal), plus ou moins grande selon votre besoin (on peut assez bien évaluer son flux avec le nombre de protection jetables qu’on utilise en temps normal) (et sur Easy Cup, il y a un autre test qui vous permet de choisir votre coupe parmi les nombreux modèles qui existent sur le marché, magique).

Une fois que vous avez votre coupe, la théorie est hyper simple.

1) Je nettoie. A l’eau et au savon.

2) Je stérilise. Les premières années, j’ai fait ça dans une casserole (et la première fois que Cher&Tendre a trouvé ma coupe sur le plan de travail de la cuisine – j’attendais que l’eau soit à ébullution – et a demandé « C’est quoi ce truc ? » en jouant avec, puis a poussé un cri en jetant l’objet en l’air quand je lui ai répondu, reste l’un des meilleurs souvenirs de notre vie commune) (pour moi) (depuis il est super blasé, c’est plutôt « Mais tu peux pas ranger ta coupe, sérieux ?! »). J’ai fini par acheter une boîte de stérilisation, ça fait certes un objet en plastique en plus, mais il suffit ensuite de mettre sa coupe 5 minutes au micro-ondes et c’est quand même super pratique).

3) J’insère. Ma foi je suis nulle en dessins et explications, alors je vous renvoie vers le site Fleurcup (avec des petits gifs), la marque de la première coupe menstruelle que j’ai achetée (pour une coupe Made in France). En gros on l’attrape entre deux doigts après l’avoir pliée (plusieurs manières possibles), puis on l’insère dans le vagin, comme un tampon.

4) Je vis ma vie. Boulot, métro, sport, piscine, rando, plage… A priori on peut absolument tout faire.

Yoga et règles coupe menstruelle
Oui, on peut aussi faire du yoga !

5) Quand la coupe est pleine (haha) (ok), je la retire. Si vous avez un flux « normal » et une coupe adaptée, en théorie, la contenance de la coupe suffit pour la journée. Ce qui veut dire que l’exercice de retrait peut se faire dans la douche le soir, et que c’est beaucoup plus pratique quand on est accroupie dans sa douche qu’empêtrée dans son collant, aux toilettes du bureau avec une collègue qui attend son tour devant la porte, et le lavabo à l’extérieur (prenez une petite bouteille d’eau). Même chose, on insère deux doigts pour aller attraper la coupe et là : il faut PINCER. Si vous tirez avant de pincer : bah ça fait mal (vu que la coupe s’est ventousée aux parois de votre vagin) (je dis « votre » parce qu’à ce stade de l’article, je pense m’adresser exclusivement à des détentrices de vagins). Moi je pince, je tourne pour m’assurer que c’est bien déventousé, puis je tire.

6) Je rince la coupe et je la remets (selon les instructions du n° 3). Certains fabricants préconisent de la laver à l’eau et au savon à chaque change.

7) Quand j’ai fait ça plusieurs jours et que la fin du cycle arrive, je lave la coupe à l’eau et au savon après l’avoir retirée pour la dernière fois, je la stérilise (casserole ou boîte à micro-ondes pour les plus paresseuses) et je la range jusqu’au moins prochain (puis je recommence au n° 1).

La coupe menstruelle : de la théorie à la pratique

C’est trop beau pour être vrai, me direz-vous ? Un truc inoffensif (c’est du silicone chirurgical, j’avais oublié de préciser), écologique, économique, qu’on peut mettre le matin et changer le soir sous sa douche, puis oublier tout au long de la journée ?

Oui et non.

Pendant 2 ans, mon expérience était assez fidèle à la théorie. Passé le premier mois où il a fallu que je me fasse la main sur l’insertion et le retrait, c’était hyper facile et je n’ai eu aucun problème. C’était la protection périodique idéale pour moi.

Donc parfois, c’est juste aussi beau que ça (même si ces études récentes tendraient à montrer que le syndrome du choc toxique est possible avec une coupe également, et non uniquement avec des tampons).

Mais d’autres fois, on peut galérer. Si vous allez sur un forum dédié à l’utilisation des coupes (ce n’est pas passionnant en soi, mais si vous rencontrez un problème, vous y trouverez sûrement une solution, avec plus de détails techniques que ce que je vais vous donner ici), vous verrez qu’on peut avoir un certain nombre de difficultés avec la coupe.

Au premier rang desquelles : les fuites.

Pour moi, tout a commencé après mon accouchement – pas juste après hein, il est formellement déconseillé de porter une quelconque protection interne, jetable ou lavable, juste après avoir accouché – mais quelques mois plus tard, quand j’ai connu le bonheur suprême d’avoir à nouveau mes règles alors que j’allaitais encore et dormais 4h par nuit (en 5 fois) (mon niveau d’énergie et de joie de vivre ce jour-là : – 50).

Je suis sympa, je vous passe les détails techniques (mais sachez que ça implique un mariage, une robe tâchée par une montée de lait, du caca de bébé puis, au plus beau de ma soirée, du sang sur les cuisses) (moment où j’ai décidé d’arrêter les frais et d’aller me coucher) mais toujours est-il que parfois, une coupe, ça fuit.

Ca fuit parce qu’elle est mal mise (elle devrait être posée autour du col de l’utérus) (ça semble super technique mais en vrai, ça va, et je rappelle que pendant 2 ans, je n’ai pas eu à me poser cette question, la coupe se mettait bien toute seule et je n’avais pas eu partir à la recherche de mon col), ou parce qu’elle déborde, ou parce qu’elle n’est pas adaptée à votre anatomie ou même à la texture du sang (auquel cas le sang peut passer sur les côtés de la coupe plutôt que de couler dedans). Il faut donc trouver la source du problème pour le régler. Les forums sont vraiment bien pour ça. En attendant, on peut doubler la coupe avec un protège-slip (lavable de préférence) (c’est comme les cotons, il suffit ensuite de les mettre dans un filet de lavage et à la machine, ce n’est pas un retour à l’esclavage du lavage à la main comme s’est insurgée ma mère au début) (j’aime bien cette marque).

En ce qui me concerne, j’ai finalement tenté de régler le problème en changeant de coupe mais ça n’a pas complètement suffi.

Parce qu’au-delà des fuites, il y a le problème de l’abondance des règles.

C’est à dire que la coupe, honnêtement, c’est un peu plus chiant à changer qu’une protection jetable. Alors si on la change matin et soir dans sa douche, ça va. Si on doit la changer une fois au milieu de la journée mais qu’on a des toilettes à peu près correctes à portée de main et un protège-slip qui assure la transition le temps que l’on atteigne ces toilettes, passe encore.

Mais si vous avez des règles vraiment très abondantes, par exemple avec un stérilet en cuivre, ça peut devenir assez pénible. Pour ma part, j’ai finalement opté pour la coupe considérée comme ayant la plus grande contenance du marché, la Yuuki, et je dois la changer 3 à 4 fois en 24h, le 2ème jour de mes règles. Et j’ai intérêt à trouver rapidement les toilettes les plus proches.

Comme j’avais eu quelques années pour me familiariser avec le retrait et l’insertion avant de choisir la pose d’un stérilet, j’ai eu le temps d’apprendre à gérer la coupe d’abord, tranquillement dans ma douche (niveau 1), avant de me retrouver à faire la manipulation sur une aire d’autoroute, au dessus de toilettes turques sans lumière et sans eau à portée de main (avec un bébé dans sa poussette en train de chouiner devant la porte entrouverte desdites toilettes) (niveau 39). Dans le cas contraire, je pense que je n’aurais pas continué d’utiliser la coupe menstruelle, quitte à changer de tampon toutes les heures.

Pour autant, la coupe me rend plutôt service dans la mesure où sa capacité est nettement plus importante que celle d’un tampon, et j’ai fini par accepter qu’avec des règles très abondantes, aucune solution ne pouvait être absolument magique : difficile de passer une journée tout confort quand on perd 150 ml de sang par jour.

Tiens d’ailleurs, ça me permet d’aborder un dernier point quant à l’utilisation de la coupe : il y a pas mal de débats, parmi les utilisatrices et au sein du corps médical, sur la compatibilité entre la coupe menstruelle et le stérilet (en cuivre ou aux hormones, même combat).

Le risque théorique est de retirer le stérilet en même temps que la coupe menstruelle, par ce fameux effet ventouse, en « tirant » sur les fils du stérilet. Etant donné le faible taux d’utilisatrices de coupes menstruelles dans la population, et parmi elles de porteuses de stérilet, on a vraiment très peu de statistiques sur le sujet (alors qu’on sait par contre que le taux d’expulsion spontanée du stérilet se situe dans les 5%, la plupart du temps au moment des règles). Les médecins vous recommandent donc la prudence et c’est à chacune de faire son choix. Si en revanche, le ou la médecin vous affirme que c’est formellement contre-indiqué, c’est qu’il est plutôt mal renseigné, c’est faux. Par « prudence », on peut entendre « par mesure de précaution, n’utilisez pas de coupe si vous portez un stérilet » ou alors « ne tirez pas comme une brute sur cette coupe, ce n’est pas une ventouse »). Pour ma part je suis tout à fait d’accord avec cet article qui détaille le sujet, et j’utilise donc les deux ensemble depuis bientôt trois ans. Je suppose aussi que si la pose du stérilet était très douloureuse (ce n’était pas le cas pour moi), on sera un peu plus stressée à l’idée de le retrouver dans sa coupe menstruelle et de devoir recommencer.

Depuis près de six mois, j’utilise aussi des « culottes périodiques », qui sont de simples culottes noires, avec une protection intégrée. C’est assez cher (genre plutôt 30 que 10 euros), mais j’avais eu quelques journées vraiment inconfortables (coupe qui fuit, protège-slip lavable qui glisse dans la culotte, le tout en legging moulant en train de donner un cours de yoga) (« Inspirez, Guerrier 2, Expirez… » « Est-ce que j’ai une énorme tâche sur les fesses ? »). Du coup j’en ai acheté trois pour commencer, puis, constatant que ça me sauvait la vie, j’ai récidivé. Je vous en parle rapidement, d’ici là, vous avez des articles super, notamment sur Le Blog Bleu et Mango & Salt (ainsi que Juste Sublime, dont le lien est au-dessus, grâce à qui j’ai découvert cette merveille) !

PS : il y a un peu moins de photos que d’habitude dans l’article, mais les photos de coupe menstruelle m’inspiraient moyennement !

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19 thoughts on “La coupe menstruelle #5 ans plus tard

  1. Je me suis rendue compte récemment que ma cup allait sur ses 9 ans ! Je vais penser à la remplacer … Pour info j’ai aussi fait de la plongée sous marine avec ^^
    Pour le yoga par contre, les postures inversées c’est pas l’idéal chez moi avec la cup (ok on est pas censées en faire normalement, mais j’ai testé quand même).
    Je n’ai jamais été confrontée aux péripéties que tu racontes avec humour, merci de ton autodérision 🙂
    Coline vient aussi de faire une vidéo sur les culottes périodiques, ça donne envie en complément.

    • Ah mais oui t’as raison, les postures inversées avec la coupe, c’est pas top ! J’en fais carrément aussi (peut être pas au milieu de mes règles quand j’ai le ventre lourd et gonflé, et encore parfois j’ai pas le choix) (si je donne un cours et que mon thème du mois est « Inversions » et que j’ai mes règles, bah…) mais oui quand tu reviens dans le bon sens, la coupe a souvent bougé avec la contraction du périnée de l’inversion et boum, ça fuit – d’où, vraiment, le confort de la culotte, seule ou en plus, faut que j’en parle vite ici.
      Haha franchement avec le temps, j’en rigole, mais mes premiers mois de coupe post-accouchement, je faisais pas la maligne !

  2. Merci pour l’article 🙂 Perso je suis ravie de ma cup depuis les années que je l’utilise et jamais eu de souci avec mon DIU cuivre! Ma gynéco d’ailleurs ne m’a jamais déconseillé l’association des deux…

    Et Coline a fait une vidéo sur les culottes menstruelles cette semaine 😉
    https://www.youtube.com/watch?v=YPI2fmpXyd8

    • Oui, j’ai vu !
      Je suis d’accord avec sa vision ! J’ai eu le temps de pas mal tester (6/7 cycles avec et j’ai toutes les tailles) et franchement j’adore.
      Ma gynéco m’avait dit à peu près ce que j’écris « on ne sait pas trop, mais dans le doute, faites attention, voire évitez ».

  3. Merci pour cet article (et tous les autres d’ailleurs !) très intéressant. Je suis moi-même utilisatrice de cup et de stérilet et je trouve qu’ils cohabitent très bien !

  4. J’ai testé la cup et je n’ai pas été convaincue. Fuite problème, d’insersion et de retrait (sueurs froides, je ne vais jamais y arriver!), je n’y arrive que dans ma salle de bain avec un pied sur le rebord de la baignoire…Je n’utilise des tampons que pour la piscine, je préfère les protections hygièniques du coup j’ai hâte de lire ton avis sur les culottes périodiques.
    Passe une belle journée, bises

    • Haha oui ça peut être stressant l’insertion/retrait ! Ca m’a rappelé quand j’apprenais à mettre des lentilles de contact le matin, et que je devais mettre mon réveil 40 minutes plus tôt le temps de les mettre, haha !
      Le retour aux protections externes est assez agréable, je trouve, oui… Je ferai vite mon article sur les culottes !
      Belle journée 🙂

  5. Merci pour cet article HYPER complet (et toujours ces touches d’humour ♥).
    Le meilleur que j’ai lu sur le sujet (= le plus complet ET agréable à lire :)).

  6. Ton article est super intéressant (et drôle comme toujours) ! Et merci pour le lien <3

  7. Pingback:

  8. Merci pour cet article qui rend pour moi assez bien compte des avantages et des inconvénients de la coupe menstruelle. En plus, on a pleins de références à lire.

  9. Bonsoir et merci pour cet article!
    C’est toujours bien d’avoir des retours comme cela.
    J’ai moi aussi vécu plusieurs années de bonheur avec ma cup (3, dont 1 avec DIU en cuivre) avec quand même des moments de folie (toilettes à la turc sans lavabo) mais l’année dernière j’ai commencé à avoir pas mal de fuites, j’ai investi dans des protections lavables mais elles ne tenaient pas bien en place puis j’ai eu une succession de problème gynéco bien relous l’été 2016. J’ai décidé de reprendre les protections jetables « pour voir » et pour l’instant ça me convient bien.
    Pas de retour à la cup pour l’instant pour moi même si le fait de reprendre la piscine m’y incite quand même un peu… Je pense malheureusement qu’il faudrait que je réinvestisse dans une nouvelle (peut-être que je ne lavais/stérilisais pas bien l’ancienne d’où les soucis?) mais les culottes périodiques me semblent une idée de génie. Je n’ose pas encore sauter le pas mais j’aimerais bien. Un achat à prévoir, donc!
    Bonne soirée et merci encore!

    • Oui c’est marrant comme quelque chose qui allait nickel arrête de fonctionner à un moment…
      En ce moment je combine la cup (avec des règles abondantes c’est quand même le top pour moi), et la culotte menstruelle (et je vais essayer de faire l’article dessus dans pas troooop longtemps, haha !)
      Belle journée ! 🙂

  10. La cup, ça a changé ma vie, genre, vraiment. Comme je fais beaucopu de sport – et de la natation – les serviettes, c’était pas envisageable, et les tampons : 1/ dans l’eau, il y a toujours un moment où il se retrouve imbibé d’eau chlorée et du coup, bah le sang coule, 2/ ça asséchait totalement mon vagin et c’était super désagréable.
    Je me suis mise à la cup il y a 3 ans je crois – après avoir bien entendu clamé pendant 2 ans avant ça que JAMAIS TU M’ENTENDS, JE NE METTRAIS UN BOCAL DANS MON VAGIN.
    Bref. Depuis, c’est cool, avec des bémols quand même : certains cycles (en plus d’être irréguliers dans le temps, ils le sont dans leur abondance, c’est très pratique pour prévoir), mon flux est tellement abondant que je dois changer ma cup toutes les 30/40 minutes. Alors maintenant que je bosse de chez moi, c’est moins contraignant – ces jours-là, je déclare que ce sont des « me day » et je ne fais rien d’autre que me chouchouter (lire dans mon lit en buvant du café et en mangeant des scones), mais quand je bossais dans un bureau, filer aux toilettes toutes les demi heures (toilettes peu isolés en plus), c’était un peu pénible. Mais bon, j’ai du remettre des tampons très ponctuellement, et sincèrement : jamais je ne pourrais revenir en arrière !

    • Hahaha j’ai adoré le JAMAIS JE NE METTRAI UN BOCAL DANS MON VAGIN. 😀
      J’avais une copine qui était assez avant-gardiste sur la cup : déjà moi j’étais un peu seule il y a 5 ans, mais elle m’en parlait il y a 7/8 ans déjà. Et à ce moment je l’ai regardée comme si elle était complètement timbrée. Genre « mais pourquoi ?! ».
      Ah oui la cup à changer toutes les 30/40 minutes c’est CHAUD. Moi aussi c’est assez irrégulier (en fait ça fonctionne par contractions /écoulement, comme un mini accouchement, haha), sur une même journée, ça peut être coupe à changer 2 fois avant 15h, puis elle tient jusqu’à 22h nickel et la nuit est à nouveau un désastre…
      Bref de toute façon avec des règles abondantes, la solution miracle n’a pas encore été trouvée (même les culottes, j’en parlerai dans un prochain article d’ailleurs !).

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